dimanche 10 février 2013

L'ESSAYER C'EST L'ADOPTER !


Je propose un défi aujourd’hui, qui a envie de le tenter aussi ?
Ne s’engager à n’acheter que du périssable pendant un mois.
Donc : pas de fringues, pas d’objets, RIEN qui puisse remplir un placard.
Pour la nourriture, on s’engage à n’acheter que du frais, pas de surgelé, pas de conserve en alu (et hop, un peu moins de Bisphénol ingéré en plus !) et à utiliser d’abord TOUT ce qu’on a dans ses placards et frigo. L’occasion d’inventer de nouvelles recettes.
Pour les produits de beauté, idem. Envie d’un masque ? Fruits frais, poudre d’amande, etc… Soyez créatifs ! Tentez des expériences ! Que risquez-vous ?



VOTRE MAISON ou APPARTEMENT est une MINE D’OR ! Qui regorge de possibilités !
Alors on n’achète RIEN pendant un mois, on utilise ce que la maison contient, et on se rapproche de la nature, qui offre l’essentiel.
L’important dans ce défi, c’est de consommer LOCAL au maximum, et de se SIMPLIFIER la vie ! DE se contenter de ce qu’on a déjà, et de faire du BIEN à la planète. Mais d’abord on se fait du bien à SOI ! C’est tellement agréable de fabriquer son propre pain, sa propre confiture, de faire ses cadeaux de Noël, de coudre une jupe, de tricoter un bonnet, de dessiner une carte postale, de jouer du piano plutôt que d’acheter des CD, d’aller à la bibliothèque, d’inviter tous ses amis chez soi (à la bonne franquette surtout !)…


Etes-vous prêt à relever le défi ? A chaque tentation, le mantra à se répéter est : en ai-je vraiment besoin ? Puis-je faire sans ?
Les effets corollaires ? Une dépollution du mental ! Une meilleure organisation de la maison. Une créativité accrue. Du temps de gagné pour se détendre (oui, aller faire des courses prend beaucoup de temps et d’énergie, la vôtre et celle de la planète).



Vous savez, quand je travaillais dans un théâtre de centre ville à Lyon, j’avais beaucoup de mal à me garer. Je dépensais des fortunes en parking, et des heures à tourner pour me trouver une place. Puis, j’ai pris un abonnement de métro, c’était bien plus économique, bien que je n’aime pas spécialement l’ambiance néon et tristes mines du matin. Enfin, quand la municipalité à installé son Vélove ( le précurseur du Vélib’ !), j’ai franchi le pas, peu convaincue au début, sachant que j’étais vêtue de talon et petites robes de créateur, et que je pensais mon domicile à l’autre bout de la ville ! Munie de gants, de cape de pluie, j’ai bravé tous les temps. Surprise de taille, il me fallait 10 à 15 minutes porte à porte, pour aller au travail ! Et c’était un pur plaisir ! Plus besoin de me ruer à la salle de sport pour défouler mon stress, je réunissais l’utile à l’agréable. J’ai ensuite récupéré le vieux vélo de ma mère à la campagne, et je suis devenue une citadine à vélo pour les 6 ans qui ont suivi. Plus jamais je n’ai pris la voiture en ville. C’est en essayant que l’on réalise combien c’est en fait facile !



Alors ? Vous signez ?
JE M’ENGAGE A NE RIEN ACHETER (de neuf et de non-périssable) PENDANT
UNE SEMAINE
UN MOIS
UN AN

Quelle case cochez-vous ?
Partagez votre expérience en donnant vos anecdotes, ça fait avancer les choses !

EM

mercredi 6 février 2013

confiture aux fruits exotiques

Un concentré de La Réunion en pots... Vous en voulez ? J'ai envie de l'envoyer à mes amis de métropole comme une carte postale de saveurs douces et épicées, contenant le meilleur des fruits d'ici, les plus beaux, les plus sucrés, cueillis dans le jardin, gorgés de soleil, livrés avec 3kg d"amour pur, car je me suis régalée à la fabriquer.Cette confiture amènerait une touche de chaleur et de gaité au sein du rigoureux hiver français, fermez les yeux, vous êtes sur le lagon de l'Hermitage...



Recette, au feeling, comme d'hab'..

Une grosse papaye mûre
Deux mangues josé
Trois fruits de la passion
Un citron vert
Un combava

Coupez le tout en morceau et faites cuire avec du sucre de canne complet (j'en met 30% maxi), et 2 bonnes cuillères de mélasse (plein de nutriments et de fer), puis ajoutez :
une gousse de vanille (BOURBON OF COURSE !!), un anis étoilé, un bâton de cannelle, qq grains de poivre noir, qq clous de girofle, un trait de rhum arrangé.... Une vraie confiture médicinale !

Après 30 min, une pincée d'agar agar, repêchez les épices et mixez le tout légèrement pour garder qq morceaux.

A conserver au frais après ouverture car peu de sucre !

Bon ap' !

EM


lundi 4 février 2013

EN INSPIRANT


Inspire

L’inspiration s’attrape délicatement, comme les bribes d’un rêve qu'on essaie de raccrocher le matin en se réveillant, et que le moindre mouvement de la tête fait s’évanouir.

J’ai souvent de brèves révélations, qui me demandent d’être incarnées en mots, sur le papier ou dites à un ami. Plus je le fais, plus elles osent apparaître. Moins je prends le temps de les écouter, moins elles surgissent. Elles aiment le grand calme, celui du sommeil pour les visions, celui du repos au cœur de l’agitation pour les réflexions, celui de la contemplation pour la poésie, celui de l’observation pour les commentaires éclairés… Plus l’esprit est calme, plus la pensée est claire (éclaire / éclair), débarrassée des scories qui la trouble, tout comme l’eau de la rivière après la pluie, retrouve graduellement sa transparence.
L’inspiration, trésor fragile, dort ignoré, sous une couche de poussière…

Expire


                                                                                                                                             EM

samedi 2 février 2013

RIEN NE VOUS OBLIGE A ACCEPTER QUELQUECHOSE ...



... qui ne vous rend pas heureux !

Si cette chose compromet votre équilibre intérieur, c’est un signe d’alerte.
Je suis seule maître à bord pour prendre cette alerte en compte, car JE SUIS LA SEULE à l’entendre. Il n’y a que MOI qui sait ce qui est bon pour moi, ici et maintenant.
J’ai envie d’aller marcher dans la nature. Je vais d’abord étendre le linge, puis faire la vaisselle. Oh, et puis j’irais dehors ce soir. Le soir, il y a un orage, je ne peux plus sortir, je me sens comme un lion en cage, et je vais mal dormir. La prochaine fois, j’écoute mon envie quand elle surgit, et j’agis dans ce sens, surtout quand je peux décider.
Je suis de bonne humeur ce matin, l’inspiration est au rendez-vous. Une connaissance m’appelle plusieurs fois pour me demander de l’accompagner à la piscine. Elle bavarde trop à mon goût, je n’en ai pas envie, mais me dis que j’écrirais en rentrant. Et bien en rentrant, je n’ai plus d’inspiration.
Chaque petit acte du présent a une répercussion sur l’avenir, proche ou lointain. Observez un enfant, lorsqu’il est libre et heureux. Il fait ce qu’il a envie de faire, dit ce qu’il a envie de dire, sourit ou pleure spontanément, sans gêne, mange ce qu’il veut, dort autant qu’il en a besoin, joue autant qu’il le désire… Un enfant est vierge de trop de formatage, car tout individu va forcément suivre les règles de ses parents. Mais l’enfant a encore cette révolte salutaire en lui, quand on le force à faire ce qu’il ne veut pas. La contradiction interne s’exprime, elle hurle, même !

J’ai reçu une leçon majeure ces jours-ci, que je tâcherai de garder en moi pour toujours.
Je me bloquais sur un projet qui me terrifiait, avec des échéances de dates et des billets d’avion déjà réservés. Tout était balisé et me semblait inéluctable. Mais pourquoi ? Qui avait décidé cela ? Est-ce interdit de changer un billet ? D’en racheter un ? De transformer mon projet avec l’envie du moment ? Pourquoi un projet devrait-il faire peur ? Je m’auto-convainquais en me disant, « c’est normal d’être stressée, changer de vie est stressant ». Un peu de prudence est salutaire, mais de l’anxiété, je vous le demande !! L’anxiété est un signe que quelque chose n’est pas à sa place. Cela peut-être la direction de notre regard sur le monde qui est à modifier, comme le lieu où l’on habite, ou le partenaire que l’on avait choisi (ou qui nous avait choisi) longtemps auparavant.
Demandez-vous toujours pourquoi vous vous forcez. Pour qui. La vérité ? C’est souvent pour le regard d’autrui. Pour qu’ils pensent du bien de nous. Patron, amis, collègues, parents, conjoints, enfants. Mais pourquoi avons-nous besoin absolument qu’ils apprécient nos choix ? Puisque ce sont LES NOTRES ! Bien sûr, il est bon de savoir résister à la critique, de savoir s’éloigner d’un entourage néfaste… mais le plus souvent, être sûr de ses choix suffit. C’est quand il y a une faille, que l’intrus va s’insérer.
Partez du postulat que vous êtes sur terre pour réaliser votre destinée, (et pas celle de votre voisin !), et d’être heureux. Aussi heureux que votre vie vous permet de l’être. Une chose certaine : personne ne le sera à votre place ! Personne !

EM (heureuse pour deux en ce moment, si ça peut aider quelqu’un !)

ASK, MY FRIENDS !

Do what you want to do. If your feel bad, it's not NORMAL. I mean, it's not normal to stay sad or insecure  too long. So, ACT ! Even a micro little vhange can change EVERYTHING. 
Give a try !

You want to ask something to someone since a long time... DO IT ! Maybe a letter, an email, a phone call, a visit... If it's SO important to you, don't wait, you're waiting your energy.
Nothing's forcing you to accept something you don't like. NOTHING and NOBODY. Except yourself !
Yep, it's sometimes hard to recognize you have such a power. Easier to feel like a victim. But happier ? 
Life is made to be HAPPY. 
So let's ask what we like and life will arrange that (quite well) !

EM

Tombez la chemise

Vous savez qu'on n'a pas à se sentir malheureux ? Que ça ne sert à rien de le rester, en tout cas ? Si on l'est, alors ajustons les choses, de manière à retrouver notre équilibre...
Qu'est-ce qui me ferait plaisir, qu'est ce qui me ferait du bien ? Même le truc le plus "nul", comme : "j'ai envie d'être dans les bras de maman" (à fortiori encore plus quand on a 40 ans et que la maman n'est plus de ce monde).


Moi, je crois que le plus important c'est déjà de s'autoriser nos envies. Ben oui, j'avais prévu ce grand tour du monde, depuis des mois, et là, au moment du départ, je n'aspire qu'à une petite maison accueillante et douillette. Mais si je l'ai dit, c'est que je dois le faire, non ?! Ah oui ? Et pourquoi ? Pour ne pas donner une  image de toi qui te déplait ? Ben oui, imagine... Comment vont le pendre tous mes sponsors et soutiens ? Ils me croient tellement fort. Mais la vraie force, ne réside-t-elle pas à JUSTEMENT n'écouter que ta petite voix ? Envers et contre tous ? Sans doute, mais j'ai besoin de l'approbation de mon entourage. Ah oui ? Même s'ils te font aller dans la mauvaise direction ? D'ailleurs, qui te dit qu'ils ne t'approuveront pas ? Ou tout simplement qu'ils s'en tapent. Après tout, tu n'es pas le centre de leur vie... si ?!
Haha, non, c'est vrai, je peux changer d'avis comme de chemise, car c'est MOI qui la porte, la chemise.

Je me sens déjà mieux, et vous ?

EM

vendredi 1 février 2013

Après le cyclone, un rayon de soleil !


Et c’était donc bien vrai, ce que disait ce livre hier soir : quand on force trop sur les choses, c’est que quelque chose ne va pas. Je me connais bien et sentais bien que mon anxiété était un signe à prendre en considération. Je m’inquiétais tant sur les détails de mon arrivée aux USA, que j’en perdais le sommeil (cela fait bien deux mois que je me tracasse, par intermittence, que j’envoie une tonne de petites annonces et que je ne reçois pas ce que je veux). Alors que j’étais SI BIEN dans ce petit village de montagne, le bien nommé Entre Deux (je l’ai réalisé par la suite, je suis entre 2 vies, entre 2 mondes, en période de transition), dans la merveilleuse maison de ma merveilleuse amie. Tout y était : l’inspiration et le calme propice à l’écriture, la nature à proximité, des chats partout, une cuisine équipée et des placards regorgeant de graines et de bonnes choses, le tout dans une franche entente avec mon amie. Tout était idéal, et facile.
Les collocs et apparts que je trouvais à San Francisco ne m’enchantaient guère, et je voyais mon départ approcher avec appréhension (mon billet est pour le 10 février). J’ai engagé la procédure de VISA, ma fête de départ prévue, bref… J’avais la pression… Mais laquelle, au fait ? Celle de faire ce que j’avais dit. Mais pour qui ? Pour ceux à qui je l’avais dit. Car moi, je suis plutôt du genre flexible…
La nuit portant ses judicieux conseils, ce matin, en me levant, j’ai décidé de reculer mon départ, pour un moment plus propice, quand l’opportunité réelle se présenterait. Mais il restait une question à régler : le logement. Je me sentais gênée de demander à mon amie de rester plus. Avant même que j’ai fini ma question (puis-je rester plus longtemps chez toi ?), son immense sourire spontané ne m’a laissé aucun doute : elle semblait même ravie. Et moi donc ! Voilà une question de réglée, je peux rester autant que je veux.
Juste après, je relève mes mails, et là, surprise : un message d’une connaissance de Bali, qui m’avait proposé sa maison proche de SF, il y a 6 mois, avec beaucoup d’incertitudes. Elle me demande si je suis toujours OK pour garder son chat et sa maison du 6 mars au 20 avril ! C’est la veille de mon anniversaire, en plus ! C’est idéal pour moi, cela me laisse le temps nécessaire pour profiter de cette vie tranquille de village, de peaufiner mon roman et de l’envoyer à l’éditeur corrigé, de faire un millier de recettes pour mon blog, de vivre la belle et douce vie ici… et de partir en Californie avec l’envie. Et l’envie est revenue !   
La journée qui a suivi n’a été qu’enchantement. Descendue au village pour quelques courses, c’est comme si le chemin s’éclairait devant moi : chaque personne rencontrée m’a dit des choses positives, j’ai trouvé des cours de yoga et de Tai chi, la médecin chez laquelle je me suis arrêtée est comme par hasard homéopathe, elle m’a prescrit quelques séances de kiné, je me suis retrouvée chez un charmant kiné/ostéopathe, etc etc…
Et à l’instant où je vous parle, je reçois un mail d’une connaissance de Bali, que j’avais oubliée, alors que j’ai adoré cette personne, me disant que son cousin est professeur et activiste à San Francisco, et qu’il pourra être un bon contact pour moi là-bas. Ma compagnie aérienne peut me changer mon un billet pour LA date qui me convient au tarif qui me va, ce qui est la cerise sur le gâteau.
What else ? Non, je ne vous dirais pas que le voisin s’appelle George ! (quoi, que ?!!), il s’appelle Henri Paul, il a 8 ans, et on a eu une discussion d’une demi heure passionnante sur l’importance des limites dans la vie. Il m’a invité à entrer prendre un café, sa mère a été surprise, car d’habitude il est « sauvage » et très direct. Il est brillant et inventif. Elle m’a appris qu’il a beaucoup de retard et est en classe spéciale pour handicapé. En fait, il a juste besoin de trouver des gens qui vivent dans le même univers que lui. Le mien, quoi !


Alors je dis VIVE LA VIE, et la leçon du jour pour moi, c’est que quand on lâche prise sur quelque chose qui nous tracasse, pas passivement, mais en essayant d’envisager d’autres solutions que celle à laquelle on s’accroche, on se reconnecte avec ses vraies envies, et la vie coule. Toute seule, avec simplicité.
Je ne suis pas prête d’oublier cette leçon, car j’ai rarement eu autant de réponses positives en si peu de temps, de manière aussi directe.
Essayez, ça marche !

EM