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vendredi 14 août 2015

REAFFIRMER QUI JE SUIS : HELPING MUSIC

     Mieux vaut faire des promesses que ne pas en faire du tout, même si parfois on ne peut les tenir.
Quand je m'engage, je le fais entièrement, sinon je ne le fais pas. Cela ne veut pas dire que je m'interdis le droit de changer d'avis ou de laisser évoluer mes envies. Si sur le moment, je sens que c'est cela que je dois faire, alors je n'hésite pas à proposer et à m'engager. Je suis mon intuition.
   En effet, il est toujours temps de rectifier par la suite les choses doucement, afin de suivre notre direction de vie. Cela se fait au quotidien, par de tous petits gestes, et ce sont de petits gestes aussi qui peuvent nous déconnecter assez rapidement de nous-même. Ainsi, se priver des quelques minutes nécessaires chaque jour à se ressourcer, pour méditer, nager, se relaxer totalement, revient vite à s'aigrir et à devenir nerveux, sans même s'en rendre compte. Car c'est humain ( et essentiel pour ne pas passer à côté de son essence), de se détendre, d'avoir du plaisir, de se reconnecter à soi-même, afin de sonder ses désirs profonds.

   Ce matin, je me suis réveillée fâchée et triste à cause d'une situation advenue hier, où je me suis sentie mal « reconnue ». J'ai eu beau penser à autre chose, faire le point, lire un livre aux paroles apaisantes, ça ne passait pas. Et bien, ce qui a fait passé mon mal-être, en quelques secondes, c'est de mettre un CD dans la voiture et de tomber en arrêt en écoutant une chanson superbe, exactement ce que j'aime en orchestration, et que je voulais exprimer dans mes chansons propres. Je l'ai écouté 3 fois d'affilée à fond. J'étais BIEN. Pourquoi ? Parce que ces ondes musicales sont allées droit à mon cœur, je me suis retrouvée, grâce au miroir que m'a tendu cet artiste via sa musique, qui m'a instantanément reconnectée à ce que j'aime et je suis, avec une seule envie, terminer la chanson sur laquelle je travaille en ce moment. Du coup, ma colère par rapport à hier s'est exprimée clairement, et j'ai réalisé qu'elle était légitime. J'ai exprimé mon raz le bol à la personne en question, et ça a porté ses fruits, puisque la situation s'est réglée, et pas du tout comme je le pensais. M'énerver ne signifie pas insulter l'autre ou lui manquer de respect, en aucun cas. Simplement réaffirmer les contours de ce que je suis, qui sont appelées aussi « limites », et qui contiennent ce que j'aime le plus au monde. Se sentir mal compris, équivaut à voir l'autre vouloir faire rentrer notre enveloppe dans des contours plus petits, et cela frustre. On n'aspire qu'à une chose, être reconnu, et partager pleinement ce que l'on est. C'est le principe même de l'épanouissement de la vie : épanouir cette graine en nous, lui laisser la place nécessaire afin qu'elle fleurisse. Une plante à l'étroit dans un pot dépérit. Nous sommes pareils !

    Pour moi, les signes que je suis à l'étroit dans une relation amoureuse ou amicale, par exemple, vont être des remarques remettant en questions des choses essentielles de mon essence profonde, ou sur la place que je prends, et c'est qu'il est temps d'évoluer et d'aller vers des personnes qui me correspondent mieux. Nous avons chacun nos essentiels, et si l'autre vient tenter de nous remettre en question dessus, nous nous sentons triste et agressés, alors même que l'autre peut ne pas s'en rendre compte. Ce que l'on cherche chez nos proches est aussi de nous permettre de nous épanouir, comme la plante, et pas de nous faire de l'ombre ou de couper nos jeunes pousses afin de ne pas prendre trop de place.
    La musique a ce pouvoir étonnant de nous traverser avec la force d'un glaive et de venir nous cueillir là où nous n'étions pas préparés à être pénétrés. Elle exprime les vibrations, les émotions les plus intimes de l'âme d'une autre personne, et d'avoir cet accès direct, permet de reconnaître en nous-même ce sentiment que l'on ne voulait pas voir. Kapisch ?


Oh yeah !




                                                                                                                                                  Em 

jeudi 29 janvier 2015

ON EST CE QU'ON MANGE


                                                 untitled

L'étape suivante, c'est de se transformer en saucisse ?
C'est valable pour toutes les sortes de nourritures.
La nourriture "physique", celle qu'on avale. On est fait de matière organique, on retrouve des traces en nous de tout ce que nous ingérons, inhalons, appliquons sur notre peau.  Je crois que chacun sait, on a déjà entendu tant de choses là-dessus (le bio, les pesticides, les aliments transformés, etc...).
La nourriture "culturelle", mentale, celle qu'on ingère avec les yeux, la tête, les oreilles... Musiques, spectacles, émissions TV, livres, échanges, relations humaines...
La nourriture spirituelle, celle qui nourrit notre être profond : la connexion avec la nature, avec Dieu, avec soi, par le biais de ce qui nous ramène à nous ( c'est quand l'intellect ne s'en mêle pas, vous savez ?!, quand on est si absorbé parce que l'on fait que cela nous "vide la tête")

Et bon appétit !
                                                                                                                                                       EM

jeudi 22 janvier 2015

DIRE ET FAIRE CE QUE JE PENSE JUSTE : BILAN DE LA SEMAINE

  Alors, que s'est-il passé pour moi, cette semaine, où je me suis efforcée d'être honnête et intègre avec ma parole et mes actes ?
De drôles de choses, que je n'aurais jamais pu prévoir. Dire ce que l'on pense, revient finalement, à être en accord avec soi-même, à ne pas trahir sa propre volonté, pour faire plaisir à quelqu'un d'autre, par exemple. Et étrange, des personnes que je ne soupçonnais pas partager mon point de vue, m'ont remercié d'avoir osé dire tout haut ce que je sentais, et que du coup, elles avaient réalisé qu'elles non plus, n'étaient pas en accord avec la décision. Cela a fait changer la donne.

   Ce qui a été parfois compliqué, ça été de faire le point avec moi-même, de régler la netteté en quelque sorte. Il y a des choses que l'on sait sur soi de manière évidente : nos goûts et nos dégoûts, par exemple. Le plus délicat, a été au niveau des relations humaines. Comment dire que je ne suis pas d'accord face à tout un groupe ? Se savoir en minorité, et tout de même faire valoir ma parole ? 
Le discours enflammé de Christiane Taubira à l'Assemblée, en faveur du mariage pour tous, entendu par hasard aujourd'hui, m'a aidée, étonnement. Elle se laisse submerger par l'indignation, dans une verve intense, et cela donne une justesse criante à ses paroles. Elle touche au plus profond de l'être humain, par l'intemporalité de sa révolte.

   Déjà, je dois dire que tenir ce pari cette semaine, a été un pari constructif, qui m'a poussé dans mes retranchements, jusqu'à sonder ce qui était vraiment juste pour moi, et à plonger. L'idée de défi était là pour soutenir mon manque de courage parfois.

   Se positionner. La clé de tout. Se connaître soi-même est une chose, essentielle. Mais rester soi-même face à l'autre demande parfois du courage, de la détermination, et de savoir dépasser sa peur et sa culpabilité.
    Ai-je besoin de l'avis d'amis concernant une décision que je veux prendre ? On veut juste être conforté dans notre vision, la plupart du temps... mais en avons-nous besoin ? Décider seuls de ce qui est juste pour nous ? Au final, nous prenons souvent la décision que l'on avait préssenti au début.
Mon copain dit que je suis un microcosme à moi toute seule. Ne le sommes nous pas tous ? Je crois que c'est en respectant notre écologie intérieure que l'on peut s'adapter ensemble.

Et je finirais en disant un spécial merde ( une fois n'est pas coutume) aux emmerdeurs, à tous les empêcheurs de s'éclater, à tous les rabatteurs professionnels de joie, à tous ceux qui ont besoin d'éteindre la lumière de l'autre pour sentir la leur briller. Et un spécial thank's à tous les autres, animés de joie, de foi, d'amour et d'humour ! Longue vie à eux.
                                                                                                                                                   EM


 

lundi 19 janvier 2015

LE DEFI DE LA SEMAINE... DIRE CE QUE JE SENS

   Alors, dit comme ça, ça peut faire un peu : je dis tout ce qui me passe par la tête, sans égards pour l'autre.
NON. 
Mon défi de la semaine, pari pris avec mon chéri ( une marque de chocolats délicieux), est de dire les choses clairement. Si je n'ai pas envie, je vais m'exprimer, avec courtoisie, mais fermement. Si j'ai une chose à dire à quelqu'un, je vais lui dire. Si une proposition ne me convient pas, je ferai la mienne, et serai prête à assumer les conséquences. Ainsi, je m'engagerai dans des projets et des choix qui me conviennent. 
Dire ce que je ressens, c'est un peu (ou beaucoup, suivant le cas de figure) de courage, face à certains interlocuteurs ( son boss, son père, son voisin...), mais c'est surtout du temps de gagné pour la suite. Dire oui à contre coeur est le gage d'ennuis et de compromission par la suite. Est-ce à dire qu'il ne faut faire aucun compromis ? Pour les choses qui nous sont essentielles, on ne PEUT SE COMPROMETTRE ! C'est une évidence ! 
Moi, je connais mes essentiels, et il y a des choses, surtout celles qui on trait à la création, à l'expression artistique, et à la foi, que je suis incapable de sacrifier. Cela s'appelle se positionner. Oui, prendre position pour ce que l'on est profondément, en dépit du jugement d'autrui, de notre potentielle culpabilité, du qu'en dira-t-on...

Je me lance : et c'est parti pour une semaine de VERITE crue et nue, dans toute la splendeur de sa simplicité... J'ai des choses à régler cette semaine, alors à bientôt pour le feedback.
Et vous, vous tenez le pari ? 
Racontez moi ça...


                                                                                                                                              EM

jeudi 8 janvier 2015

Charlie Hebdo, symbole de la résistance française ? Le 8 janvier 2015 restera gravé dans nos mémoires.

          En lisant les réactions des personnalités réunionnaises, suite à l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, j'ai réalisé ce que signifie "être solidaire". Ce n'est pas juste en présentant ses condoléances à la famille des victimes, NON ! C'est en se sentant SOI-MÊME victime de la tragédie. Ce n'est pas en l'éloignant de nous, et en faisant des grandes phrases bien convenues, mais en s'indignant, en reprenant le flambeau satirique avant qu'il ne s'éteigne : car c'est notre liberté individuelle à chacun qui a été bafouée hier ! Ce ne sont pas les pères de famille qui ont été visés ce jour-là, mais bien les empêcheurs de penser en rond, les pourfendeurs d'une information citoyenne et démocrate, avec, cerise sur le gâteau, l'ingéniosité et l'humilité de nous faire éclater de rire ! Sans se prendre au sérieux, ces hommes-là on fait beaucoup pour l'humanité, pour la tolérance. Et que ceux qui critiquent leurs prises de positions politiques et religieuses réalisent qu'ils critiquaient tout extrémisme et toute bêtise sans exception, pas uniquement celles des Islamistes. 

    Quand j'ai vu de bons amis autour de moi pleurer, dévastés par la nouvelle, comme si on leur avait coupé les ailes, j'ai été très émue. Eux qui "ont grandi avec Charlie Hebdo", c'est un modèle de liberté et de légèreté qu'on a voulu détruire. J'ai vu combien c'est aussi un bout d'eux-mêmes qu'on a tué hier : cette déconne si française, si libertaire et subversive, celles de nos parents en 68, celle qui est notre "french touch" aussi, pétrie d'ironie, de bons mots, pour remettre les orgueilleux, les dominants, les tyrans à leur place ( tous ceux avec qui, étrangement, on ne se marre jamais).

L'impact de cet assassinat sur moi est très simple :
1. Incrédulité. Colère. Indignation. Tristesse
2. Sursaut. Réveil. L'envie décuplée de restée engagée pour que les idéaux auxquels je/nous crois/yons, ne restent pas que des théories : amour, partage, paix, douceur, joie, rires, respect etc... Prônons ces valeurs de gauche, partagées par les artistes, par ceux qui créent leur vie au lieu de la subir, les gens simples, les amoureux de la nature, tous ceux qui connaissent le sens de la vie et en font leur essentiel au quotidien. Oui, éclater de rire devant un dessin de Charb montrant une dinde que l'on sort du four pour Noël, titré " Nabila est sortie de prison", ou un Allah où est le bar ?, c'était trop bon ! 

             
    Aux armes citoyens,
armez-vous de stylos, de pinceaux, de graines à semer, de sourires, de micro, de guitares, 
car ces deux lâches cachés derrière leur cagoule, ( vous avez bien mal visé, les gars !) s'ils n'ont pas raté leurs cibles humaines, se sont bien fourvoyés en pensant faire cesser l'humour, la subversivité, la liberté de pensée ! 
Plus que jamais, défendons notre culture, celle qui nous fait réfléchir, vibrer, pleurer et rire, pour que la France reste le pays des droits de l'homme, nous fallait-il un choc si violent pour enfin ouvrir les yeux sur ce que nous devons préserver et défendre ?

                                                                                                                                                            EM

mardi 9 décembre 2014

LE TEMPS OU LA DUREE ?.... RELATIF, EN TOUT CAS !

    Le temps est relatif. Quand on en a trop, c'est que l'on s'ennuie et que quelque chose nous manque, et quand on en manque, c'est que l'on ne fait pas ce qui est essentiel pour nous.
On vit dans une ère d'abondance, qui frise la surenchère. Entre les photos numériques à trier sur l'ordinateur, les films des vacances de la caméra HD à monter, les billets d'avion à réserver sur internet, les capsules à prendre au magasin de Georges Clooney ( même qu'il est jamais au magasin, celui-là !), la tablette à récupérer au SAV, et le contrôle technique de la voiture à programmer, en plus évidemment, de la journée passée dans un travail ( qui ne fait pas toujours sens dans notre vie) et dans la voiture.
    Tant de tâches annexes se sont ajoutées à nos vies depuis celles de nos grands-parents ( et arrières grands-parents), qu'ils nous regardent parfois avec inquiétude, interloqués par notre rythme trépidant. Mais où sont passé nos espaces libres ? Ces temps de latence, où l'on porte un projet, une idée, une envie, comme l'on porte un bébé ? Où sont passés nos rythmes naturels, de se coucher avec le soleil, de se lever, quand on a assez dormi, et pas parce que le réveil ( I phone, pardon), nous envoie sa sublime musique ? Ces moments de calme, où l'on se retrouve, sont pourtant nécessaires, ils nous permettent d'avoir une vie cohérente, de mettre du sens dans ce qu'on fait, et de privilégier les activités essentielles à notre évolution, plutôt que d'enchaîner les tâches sans se poser de questions. Devenir acteur de sa vie, plutôt qu'objet passif, entraîné comme une coquille de noix dans les rapides de l'existence ( en l'occurrence le rythme effréné d'une journée, nous emportant de RDV en shopping variés, avec de multiples trajets épuisants, qui font qu'au final, on n'attend plus qu'une chose : légumer en fin de semaine ). Vous trouvez ça normal, vous ?

   Dans ces vies modernes déconnectées, le temps donne la sensation de couler entre nos doigts, comme du sable. Le sociologue allemand Zygmunt Bauman appelle ce phénomène la "liquidité de la modernité": les actions s'enchaînent, parfois sans cohérence, sans lien les unes avec les autres, les moments compartimentés, comme si rien n'était relié et donc n'avait de sens. On finit par se demander pourquoi on va travailler si loin... pour un salaire qui paie parfois tout juste les frais d'essence, d'assurance voiture, de loyer, et de garde d'enfant... On dépense, pour des babioles, des sommes gagnées péniblement, sans réaliser que l'on n'en a aucun besoin réel. 

    Un individu se construit aussi dans ce qu'il fait au quotidien, que cela soit pour lui vécu comme une continuité logique, que ses actes de la journée reflètent qui il est. Le problème, c'est que l'on fait d'abord ce que l'on juge obligatoire et urgent, avant de faire ce qui reflète notre essence. Un exemple : vous êtes vous déjà dit que pour vous, chanter ( nager, marcher dans la nature, peindre, etc) c'était important ? et que coûte que coûte, chaque jour, même 5 min, vous le feriez ? Oui, mais ce matin, vous n'avez pas eu le temps, car il fallait sortir le chien, et demain, vous n'aurez pas le temps car vous avez une réunion et ainsi de suite ... L'essentiel passe à la trappe, sans problème ! 

Le temps de dessiner comme quand on était enfant...

   Pour remédier à cela, réinstaurons des rituels, immuables. Si l'on a décidé de s'octroyer un temps tous les matins pour chanter, prier, peindre etc... rien ne pourra nous enlever ce temps, que nous-même, finalement. Revoyons nos priorités. Allégeons notre quotidien, arrêtons d'acheter, d'emmagaziner, d'empiler. Utilisons ce que nous avons chez nous, d'abord. Faites le vide dans vos placards ! Les français sont les tristes détenteurs du record de la consommation d'anxiolytiques. Que cela dit-il sur nous ?
Une chose est sûre : rien ne remplacera le lien humain, le rôle social, et l'épanouissement de nos qualités intérieures. Cela ne sert à rien de parler des heures de notre passé en thérapie, si l'on ne change pas des choses concrètes dans sa vie. Avoir prise sur le temps est la 1ère démarche. Se dégager du temps est l'étape nécessaire pour construire ses projets.
Car oui, on a le choix ! Prenons le, ce choix ! Prenons le, ce temps !

   Le temps est normé, mais la durée, elle, est relative, elle varie selon notre degré d'implication. Lorsque nous devenons un avec ce que l'on fait, le moment devient infini, sans limites, un moment d'éternité, où notre mental cesse de tourner, où l'on est tellement absorbé par notre tâche, que l'on oublie tout le reste. Comme lorsque l'on est amoureux et que l'on s'embrasse, tout s'efface autour, il n'y a plus de chronomètre qui martèle et nous empêche de profiter. On se dissout dans l'éternel présent ( l'ici et maintenant). Quand on est bien, intéressé, qu'on rit avec ses amis, qu'on partage un jeu avec ses enfants, à fond dans la tâche, inspiré, on s'élève, on oublie tout !  We are in the flow, we become the flow !

                     Prenez tout votre temps pour lire, j'ai pris tout le mien pour écrire.
                                                                                                                                                       EM

dimanche 3 août 2014

Prendre le temps de prendre son temps... En 1800...

   Plongée dans le délicieux La mode Illustrée, Journal de la Famille, du 20 mars 1898, je me retrouve hors-du-temps, comme j'aime, décalée. La musique accompagne cet instant : plongez-vous dans my ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=2bOjuGB_g20
Le rythme était autre à cette époque, rien que la descriptions des toilettes révèle le soin particulier que l'on portait à tous les gestes essentiels de la vie : manger, dormir, se soigner, se vêtir, occuper ses veillées en famille au coin du feu, etc... Ce qui peut nous paraître maintenant futile, si "occupé" que nous sommes par mille choses quotidiennes toutes plus urgentes les unes que les autres ( néanmoins souvent peu essentielles pour le sens de notre vie).

Le ton désuet et précieux de l'article sur les gants me plaît beaucoup :
"Avez-vous entendu dire, Mesdames, que les gants étaient sur le point d'être proscrits pour les réunions du soir, et que les mains, demeurées nues, seraient alors ornées de bagues à tous les doigts? Il y a certainement du vrai dans cette rumeur, car déjà nous avons vu de nos propres yeux au théâtre et dans un salon, trois ou quatre femmes (pas une de plus), fort élégantes et des plus charmantes, qui exhibaient ainsi leurs mains surchargées de bijoux ; vous devinez, n'est-ce pas, qu'elles étaient, ces petites mains, très agréables à voir ? ; fines et blanches, souples et gracieuses, elles avaient, dans leur empressement à se faire admirer, de jolis mouvements d'oiseaux, et semblaient toutes heureuses d'être sorties de leur prison. Mais hélàs ! C'est chose rare qu'une jolie main ; et c'est pourquoi nous doutons fort que cette nouvelle mode ait chance de se généraliser ; car nous ne sommes point assez sottes pour découvrir ainsi, sans nécessité, nos points faibles. Pour tout concilier, il serait question de revenir aux mitaines. Elles sont aussi dédiées tout spécialement aux maîtresses de maison, pour présider aux five o'clock, et leur conserver leur liberté de mouvements dont elles ont besoin pour distribuer les beurrées savoureuses et mêler la crème fouettée au chocolat mousseux."
N'est-ce pas divin à lire ? Et amusant de voir à quel point la mode change et les mœurs évoluent ? Ne pas oser montrer ses mains, quelle étonnante idée ce serait à l'heure actuelle ! ? Un peu corseté, tout cela... Mais en même temps, révélant un certain ordre de la lenteur et des choses bien faites, qui me font indubitablement penser à ma grand-mère, dont la mère lisait probablement ce journal. Elle, qui ne comprenait pas le rythme trépidant actuel, et qui répondait parfois à la question : qu'as-tu fait dimanche, mamie ? par un : "Et bien, je me suis reposée !". Elle s'octroyait le temps de faire ce qui devait être fait : tenir sa maison, aller chez la coiffeuse, faire les confitures après avoir cueilli les framboises de son jardin, prendre le thé avec des amies ( avec toujours un peu de bière ou de vin au frais, car les maris de ses amies, mon Dieu, sont-ils étranges, n'aiment pas " l'eau chaude !")

 Illustrations des chapeaux pour la venue du printemps
Journal de la Mode 1898

Quand j'entends sonner les cloches de mon village réunionnais, elles m'emportent d'instinct dans un autre temps, celui où l'on prenait le temps. La cloche de l'église rythmait la journée. La messe du dimanche teintait ce jour d'une dimension spirituelle particulière. Il y avait un temps pour tout et les saisons rythmaient l'année. On se couchait tôt en hiver. On était bien plus connectés à la nature, et cela donnait un sens à la vie. Prendre le temps de se réunir chaque semaine avec ses amis, un jour précis, quelle bonne idée. A l'heure actuelle, la seule chose sur laquelle on cale nos rythme de vie sont les horaires du travail. Tout découle de là ! Pourquoi ? 
Les emplois de temps que l'on suit à l'heure actuelle n'ont plus rien d'humains ! Ils ne respectent en rien nos besoins physiologiques internes, et créent au contraire un stress difficile à évacuer.
  Un Journal de la mode à la main, allongée dans mon transat avec mon chat sur les genoux, en buvant mon five o'clock tea, je me sens d'un autre temps, et j'ai envie de prendre encore plus mon temps... That's life !
                                                                                                                                                       EM

vendredi 11 juillet 2014

LA PEUR NE MORD JAMAIS AUSSI CRUELLEMENT QUE LES REGRETS !

    Avoir peur avant d'entreprendre quelque chose de nouveau, c'est normal, et même assez sain. Le courage, en fait, c'est de surmonter ses peurs et d'agir. Ce qui est du courage pour moi ne l'est pas forcément pour toi. On a chacun nos limites, notre passé, qui nous influencent différemment.
Il y a des peurs bénéfiques, celles qui nous protègent contre un vrai danger : du style sauter d'une falaise sans son parachute. Mais les autres ? Celles du quotidien, qui nous empêchent de téléphoner à Patrick alors qu'on en meurt d'envie, qui nous empêchent de monter sur scène avec les copains de la troupe d'impro, qui nous empêchent de porter des lunettes de vue vertes fluo... Elles sont basées sur notre peur du jugement de l'autre, qui n'est qu'un miroir de ce que l'on pense de soi-même : Patrick est trop bien pour moi, il ne va même pas me regarder, je vais me ridiculiser sur scène, personne ne va rire, mes collègues vont  encore se moquer de moi... 

     Sérieusement, tout ça pour votre petite personne ? Hey, la terre ne tourne pas autour de vous et de vos "défauts". En fait, Patrick sera probablement content que vous l'appeliez ( et quand bien même il ne se préoccupe que peu de vous, vous vous sentirez BIEN de l'avoir fait, et prête à passer à autre chose si besoin est, plutôt que de bloquer encore deux décennies de plus sur ce gars). Sur scène, au moment T, vous oublierez tout pour devenir la situation que vous incarnez et vous vous sentirez bien et énergisée après. Vos lunettes, elles vous apporteront la touche finale personnelle qui révèle votre style, et peut-être qu'après quelques remarques moqueuses ( ou élogieuses !) vous vous demanderez comment vous avez pu vous retenir pour quelque chose d'aussi simple et idiot qu'une paire de lunettes de vue. 

That's me in the streets of Saint Pierre



   Allez au bout de vos rêves ! Jean-Jacques ( Goldman, pas Rousseau) avait raison ! Les regrets sont bien plus lourds à porter que les appréhensions et les fausses pudeurs de l'égo. 
     La seule solution : faire face à vos peurs.

    J'ai envie d'ouvrir un salon de thé, lieu culturel et communautaire, depuis longtemps, où je pourrais servir de la bonne cuisine créative, et échanger avec des gens ouverts. J'ai trouvé un local. J'hésite à signer, toutes mes peurs remontent, je ne vois plus les petits détails administratifs, tout me paraît compliqué, je tergiverse...  La pensée qui m'aide ? Je n'ai rien à perdre à écouter mon envie et à me lancer. Qui ne tente rien n'a rien. 
   J'ai parfois fait des choix extrêmes dans ma vie, sans filet de protection, et la chute a été douloureuse. Mais pas mortelle ! Ce qui est génial ? J'ai appris de mes expériences, et je sais prendre du recul, me protéger correctement, et ne pas prendre de risques inconsidérés. Je n'ai pas envie non plus d'être trop raisonnable. Je veux écouter mon instinct, celui qui me dit GO, ce brin de folie qui me fait parfois faire des trucs barjos, pour le meilleur ! Je ne veux pas être rangée et bien pensante, prévoir ma retraite ( et pourquoi pas le type de bois de mon cercueil aussi ?!). Je veux juste laisser  la parler la flamme de vie en moi, la laisser brûler, qu'elle éclaire mon être. Plutôt que de laisser la chandelle s'éteindre à mi parcourt, soufflée par le vent froid des pessimistes '(et de mon jugement sévère sur moi), je veux qu'elle brûle jusqu'au bout ! 

Pour le salon de thé/restau bio, suite au prochain épisode.

                                                                                                                                            EM

mardi 17 juin 2014

La parole et le bienfait du silence

La parole est d'argent, le silence est d'or, dit le dicton.
Les gens parlent trop, non ?! Peuvent-ils se taire et apprécier le silence, parfois ? Au bureau lors de la pause, lors d'une randonnée dans la montagne... Pourquoi ce besoin de parler sans cesse ? Ecoutent-ils l'autre, et surtout, s'écoutent-ils vraiment ?
Pourtant, entrer en silence, c'est entrer avec son noyau profond. En effet, le silence choisi ( et pas celui qui dans lequel se bloque le timide ou celui qui n'estime pas sa parole) permet de laisser se déposer toutes ses impuretés intérieures (pensées, jugements, croyances, bêtises, influences), de les laisser décanter, afin de parvenir à la clarté, tout au fond de soi. Ces moments-là sont précieux, car ils sont connexions à soi-même et permettent la connaissance de soi, et de se sonder, afin de continuer à avancer dans la bonne direction.
Celui qui n'a rien à dire, doit en quelque sorte démontrer aux autres qu'il existe par sa parole et sa présence bruyante. Alors il parle, raconte, explique, sans fin, sans pause ni silences. Mais s'il le fait, c'est surtout car il a peur aussi de sa propre vacuité. Tandis que celui qui est en accord avec lui même, en harmonie, n'éprouve pas ce besoin de parler : il se sent vivant même s'il ne se raconte pas.
Trop souvent, dans notre société "hyperactive", on rencontre des gens que le calme rend anxieux ( "je m'embête, ça me stresse", et qui planifient chaque journée à la minute près, ou comblent chaque moment "vide" par l' IPhone, la tablette, des jeux, le bavardages, les courses, la TV etc... Ceci afin d'éviter de se retrouver face à leurs peurs ou leurs vraies envies, ou leur vrai vide intérieur. C'est une fuite en avant.
A quoi sert de raconter chaque évènements de sa journée ou son emploi du temps, si c'est creux ? Je ne connaîtrais pas mieux quelqu'un, même s'il me raconte par le menu le déroulement de ses journées, sans la moindre expression vraie de ses sentiments, de ce qu'il ressent au fond de lui. Idem dans un courrier : mieux vaut deux lignes vraies et sincères, que deux pages d'énumérations des lieux et des gens vus, sans autre but en fait, que d'être dit. Respectons la parole, ne l'utilisons pas à tort et à travers. Même pour la parole et la communication, la société nous a rendu consuméristes ! Je suis pour  pour une communication efficace et profonde, raisonnée, tempérée. J'aime tant le silence, comme j'aime tant partager vraiment avec quelqu'un, parfois, par le biais d'un lire, c'est vrai aussi. L'autre y livre parfois la quintessence de ce qu'il est, et cette mine nous transcende et nous fait gagner un temps précieux dans la compréhension de la vie.  Il ne s'agit pas forcément de propos philosophiques, mais d'une vérité exprimée à l'instant T, quelque chose qui fait sens, soudain, entre des êtres.
La vérité est au fond de toi, tout au fond, là où le silence règne, derrière le brouhaha des pensées, où tu dois tendre l'oreille pour capter les bruissements de ton être.
Bises
                                                                                                                                                             EM

lundi 14 avril 2014

JE CROIS QUE JE CROIS

   Quand on se sent perdu, on a tendance à se laisser embourber dans notre mental. Il nous emmène loin (en bas, en général), et pour peu que l'on soit fatigué et/ou maussade, fâché, triste, excité, etc... et bien l'on peut vite perdre les pédales. On demande alors conseil aux amis, qui ne savent pas toujours nous aider, ou alors nous allons voir un thérapeute, qui va se faire une petite joie de nous faire développer et re re développer les arcanes du soucis en question. Mais la question est : dois-je en parler ? En parler encore ? Quelle est la solution pour me sentir mieux ?


                                                

    Si se perdre dans les méandres du mental est un des écueils possibles de la pensée occidentale, c'est parce que l'on a perdu de vue l'ancrage spirituel qu'apportait la pratique inspirée de la religion. L'entraînement de la pensée fait merveille dans les sciences, les arts, les ouvrages de réflexion, mais beaucoup moins en matière d'émotions humaines. Pour avoir la clarté sur un point, il est évident qu'en parler peut aider, mais y penser sans cesse, c'est prouvé, ça fait l'empirerait plutôt.

   Quand on est  désemparé, perdu dans l'angoisse, que l'on doute de soi, que la vie-même nous semble sans attraits, raccrochons-nous à l'essentiel. Les textes sacrés ont fait leur preuve depuis des siècles, ce n'est pas un hasard si leur enseignement perdure. Ouvrez la Bible et lisez un passage au hasard, vous verrez si cela ne vous parle pas aux tréfonds de vous... Je crois que lorsque l'on se sent très mal, le plus simple (et pas le plus facile) est de se tourner vers une parole apaisante, qui enseigne des préceptes simples, raccrochant l'humain au sens de la vie.  Quand nous perdons notre chemin, nous pouvons compter sur Dieu et sa parole ( dans les écrits qui nous touchent selon notre sensibilité : religieux, spirituels, philosophiques, etc..), pour nous aider à le retrouver.



Je crois 
Oui, je crois.
J'ai la foi. Aussi longtemps que je serais en vie, elle ne me quittera jamais. 
Cela me donne une force infinie, qui fait que je me sens bien, forte, à ma place, sans doutes paralysants. Quand je stoppe ma routine spirituelle, l'effet s'arrête aussi, et mon humeur s'en ressent aussitôt.
S'imprégner de paroles sages est une discipline bénéfique, et pas un jour ne devrait passer sans que l'on ne lise quelques lignes bienfaisantes pour notre esprit. Comme on prend le temps de se laver les dents, lire quelques lignes d'un texte sacré chaque matin, met la journée sous des auspices favorables. 

Finalement, rien d'impossible à celui qui a la foi. 
                                                                         Foi d'Em.



mercredi 19 février 2014

LE HASARD N'EXISTE QUE POUR LES INCREDULES

Le hasard fait bien les choses. Pourquoi ? Car il oeuvre pour nous.
Saviez-vous qu'il y a bien longtemps, Matsuyama, un jeune marin japonais, bloqué sur un massif corallien, après le naufrage de son bateau, sentant sa fin proche faute de vivres, rédigea son aventure et lança une bouteille à la mer ? Et bien, figurez-vous qu'en 1935, soit 150 ans après avoir été lancée à l'eau, elle échoua sur la plage du petit village natal de Matsuyama !
Comment expliquer cela ? Même le plus incrédule peut voir ici une marque du "destin", et peut réaliser que les hasards n'existent pas, ou plutôt, que les coïncidences ont un sens.
Ce jeune marin n'espérait pas être sauvé, il était loin de tout. Par contre, il souhaitait communiquer à sa famille, et à ses descendants, son histoire et son périple. Ce fut chose faite, un siècle plus tard... comme quoi la volonté et le désir sont IMMORTELS !
                                                                                                                                                           EM


                                                  

mardi 31 décembre 2013

C'EST TON DESTIN : RESTONS EVEILLES POUR FETER LE DERNIER JOUR DE L'ANNEE ET ACCUEILLIR LA NOUVELLE !

Destiny
Faith
Way
Chemin... tout tracé ?
C'est quoi, le destin ? Surtout, c'est quoi, MON destin ? Chacun s'interroge sur ce qui le tient sur terre, sur pourquoi il est né ici, et pas là bas, sur la raison de ses choix, plus ou moins conscients... Pourquoi suis-je sur une île ? Quand j'étais au CE2, dans ma classe unique de rase campagne bourguignonne, je regardais par la fenêtre en imaginant qu'après la classe, j'irais me baigner dans l'océan. Je l'imaginais tellement fort, là, derrière les fenêtres, qu'il existait, pour moi. Il était là. Maintenant, quand je vais me baigner au lagon, c'est magique à chaque fois, même après dix ans ; je sais qu'il n'y a pas de hasard, et que j'ai choisi de venir ici, à La Réunion, car l'Océan est là. Une attraction irrésistible. (ou plutôt contre laquelle j'ai eu la bonne idée de ne pas trop lutter rationnellement !)


Le destin, ça se force ? Bien sûr. Le destin, ça se crée jour après jour par chaque petit geste, chaque choix, chaque pensée qui se transforme en paroles, puis en actes. Parfois, les meilleurs sont ceux que l'on fait sans réflexion. Mes meilleurs choix, amoureux ou professionnels, ont été les coups de tête, sans même prendre le temps de penser oui ou non. L'impulsion la plus forte qui pousse vers l'avant. J'ai choisi l'académie de la Réunion sur internet un soir, sans même savoir où c'était, comme un jeu. Les deux garçons que j'ai embrassé un soir en ne connaissant même pas leur prénom, sont ceux avec qui je suis restée plusieurs années. Les voyages que j'ai préférés et qui m'ont changé la vie, sont les destinations que j'ai choisi au hasard, en demandant à l'agent de voyage ce qui lui restait comme vol. 

Le destin, ne serait-ce pas quand on laisse parler son intuition et qu'on se laisse aller ? Qu'on arrête de se freiner avec des peurs psychologiques ? Pourquoi perdre du temps à raisonner ? Quand on a des proches à convaincre de la validité de nos choix, sans doute, mais si nous, nous sommes convaincus de nos envies, pourquoi se mettre soi-même des bâtons dans les roues ? Pense-t-on que la vie va nous donner éternellement des opportunités ? On n'a pas de temps à perdre. Pourtant, je crois que jusqu'au bout, la vie nous laisse une chance... une chance d'être vraiment vivant, en faisant et en étant ce que l'on est né pour accomplir. Et c'est quoi, me demanderez-vous ? Et bien, ça dépend de chacun, mais la règle de base pour chacun peut sans doute se résumer par : se sentir en vie, en accord avec l'univers, trouver du sens à sa vie. Quand tout prend un sens, c'est qu'on est bien dans notre destinée.  LE FATUM, disaient les latins. 

Avoir le courage, parfois, de sortir de son confort, oser prendre des risques pour aller vers ce qui nous plaît. Moi, je crois que réaliser son destin c'est beaucoup plus simple que ce que l'on pense : il s'agit d'aller vers ce que l'on aime, de se laisser guider par nos attirances naturelles. N'avez-vous pas remarqué, parfois, combien en cheminant au hasard, on se retrouve devant la boutique qui vend LA robe dont on rêvait, devant l'église rassérénante dans laquelle on a plaisir à entrer, devant le meilleur plat que l'on ai mangé, dans un petit restaurant caché ? 

Pourquoi s'inquiéter de nos choix, quand nous nous sentons malheureux ? Sans doute, ils ont un sens dans notre chemin. Et pourquoi ne pas écouter cette petite voix, qui nous dit d'aller vers telle personne, car elle est sans doute faite pour nous ? Ou vers cette activité artistique, car on en rêve depuis petit ? Qu'est ce qu'on risque ? Le destin, c'est de frapper à la porte, qu'importe celle qui s'ouvre, car il y a toujours une porte qui s'ouvre, TOUJOURS. C'est parfois au dernier moment, alors qu'on est désespéré, que l'éclaircie apparaît. 
We should never give up. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. ALORS VIVONS PLEINEMENT.

En ce dernier jour de 2013, je souhaite que chacun trouve sa voie (lactée), sa voix (pour dire ce qu'il a à dire), et fasse de sa vie sa petite création perso, car ELLE EST à NOUS, NOTRE VIE. Et personne n'a de droit dessus, jusqu'à preuve du contraire ( n'en déplaise aux dictateurs et autres dirigeants).
2013. FINI. 
Je suis impatiente de commencer 2014 !
                                                                                                                                                            EM

mardi 24 décembre 2013

Fêt' caf du 20 décembre : Conte de Noël Créole

Le 20 décembre à La Réunion, c'est la fête Nationale de la liberté, le jour est férié. ), On célèbre la libération des esclaves, par des concerts, et trois jours de fêtes ininterrompues.  C'est un jour TRES fort, ça vibre partout ici, au son du maloya, qui touche au coeur.
Alors que je me penchais par dessus mon balcon pour écouter les sons environnants de concerts qui battaient leur plein, j'entends "Capitaine Flamme" version maloya !  Des voisins, que je ne connais pas, m'invitent. Je décide d'y aller. C'est un vrai fief créole, je serai la seule blanche, heureusement que mi koz créol ! 


PERCU ESCABEAU !!!!!!

Je passe vite par mon frigo, histoire d'amener une bouteille, et là, quel accueil mes amis ! Une centaine de personnes qui fait la fête sous un auvent, avec un sound system à déterrer un mort. Une coup de champ' à la main, après avoir bu à la bouteille que j'avais amené (qu'ils ont fait passer à 20 personnes, on a tous bu dedans comme ça, j'ai pris ça comme un honneur pour ma bouteille !), j'enlève mes chaussures, sur leur insistance, pour les mettre dans le tas qui est au milieu de la piste de danse, en symbole de liberté, on lâche nos fers ! Il est 19h, tout le monde danse. Je passe une soirée d'enfer, au son du maloya maison (joué entre autre sur l' escabeau, des percus, des kayamb, des roulers).





En bavardant, je comprends que je suis en fait cjez ma mère de la mariée, car OUI, c'est une fête de mariage,  le 20 déc étant une date symbolique parfaite pour célébrer les événements importants... toute la famille me parle et me met à l'aise, si bien qu'ils me font sentir comme un invité de marque, ou mieux, une personne de leur famille. Le carri cuit au coin du feu, les bouteilles de whisky et de Cot' sur la table, je danse comme une folle sur la Ragga et le Sega, avec pleine de gens super sympas, et d une gramoune avec qui j'ai valsé. Avec son médaillon géant de Jésus en 3D autour du cou, je me suis bidonnée avec cette mamie ! 


C'était une fête toute simple, les invités étaient habillés simplement, la maîtresse de maison était en caleçon long et tee-shirt délavée de l'équipe de foot du village. Mais si riche en amour, en joie, en partage, que j'ai halluciné. Je ne sais pas si en France, j'ai déjà été invitée comme ça, au débotté à un mariage, et surtout m'être sentie aussi bien dans un endroit où je ne connais personne !



Joyeux Noël à zot' tout', que ce temps de Noël reste celui du partage, de la joie de la célébration, en toute simplicité. Juste pour le plaisir d'être ensemble, de danser, chanter, manger, boire, rigoler, partager...

                                                                                                                                                                                                                                                                                       EMNOEL



dimanche 3 novembre 2013

CE QUE DISENT LES MALADES AVANT DE MOURIR...

    Lisant une étude menée pendant plusieurs années sur des patients en fin de vie, j'ai réalisé combien nous avions finalement tous les mêmes aspirations. 

    La plupart regrettent d'avoir consacré trop de temps à leur travail, surtout les hommes, en fait.

  Le regret le plus partagé est celui de ne pas avoir vécu LEUR vie, mais d'avoir suivi les choix imposés par d'autres, autour d'eux. Ils réalisent trop tard que leur santé leur permettait de faire des choix, qu'ils n'ont pas fait, et c'est leur entière responsabilité. 
  En fait, il s'agit de toujours revenir à soi et à ses propres aspirations, celles que nous seuls pouvons connaître. Leur consacrer du temps et de l'énergie, il n'y a que NOUS pour pouvoir le faire. Moi, j'aime chanter, peindre, écrire, jouer la comédie, et bien je le fais chaque jour de ma vie, parfois même 5 minutes suffisent à me rendre heureuse. Un jour où je n'ai pas créé est un jour perdu pour moi.

Poisson-lune ( pièce n°1 PUZZLE FRISE) par EM 01/11/13

   Les gens au seuil de la mort regrettent aussi de ne pas avoir exprimé leurs émotions aux personnes concernées, dans le but de ne pas faire de vagues. Mais au final, la relation était entamée par la rancoeur, et eux-même reconnaissent s'être rendus malades à garder pour eux des ressentiments ou l'amour qu'ils ressentaient. On est toujours gagnant à dire le mieux possible ce que l'on ressent face à l'autre, car le lien s'en trouvera renforcé, et sinon, on est débarrassé d'une relation guère épanouissante. Oui, faire un peu de vide autour de soi à du bon, et être VRAI aide à cela.

   Ils regrettent également de ne pas avoir consacré plus de temps à leurs relations amicales, qui s'avèrent être le sel de la vie. Le travail, la vie speed et bien remplie met de la distance, et c'est souvent sur le lit de mort que les gens souhaitent revoir leurs vieux amis, or, la maladie et la faiblesse les empêche de faire les recherches nécessaires. Ils réalisent que la seule chose qui reste dans la vie est les relations affectives et amicales. Tout le matériel n'a plus aucune valeur. 

  Ils disent aussi regretter de ne pas avoir été plus légers, détendus, joyeux, comme s'ils ne s'autorisaient pas à être heureux, tout simplement ! Il s'agit d'un CHOIX, encore une fois. "Oui, facile à dire, mais alors les pauvres petits africains qui meurent de faim, comment font-ils ?" Voyons, voyons, pas de bêtises, la commisération n'a jamais aidé personne, et de plus, qui vous dit que les pauvres petits africains ne sont pas bien plus légers et heureux que vous ? De plus, là, on vous parle de VOUS, de VOTRE attitude devant CHAQUE évènement, pas de commenter les infos de JP Pernaut. S'autoriser à être heureux, sans dépendre de facteurs extérieurs, c'est possible. On n'a pas dit d'être euphorique chaque instant qui passe, non ! Etre vrai, cela repose et permet d'être détendu. 

"ANGELS" par EM, église Cluny, sept 2013


   Voici les cinq points communs entre TOUS ces mourants, ça fait réfléchir, hein ?! J'ai pris conscience tôt dans ma vie, à cause ou grâce à des circonstances assez dramatiques, de la préciosité des liens avec les gens qu'on aime. J'en suis reconnaissante à la vie.
   Aujourd'hui c'est la Toussaint, j'ai une pensée pour tous mes chers défunts, ils vivent toujours dans mon coeur, et m'accompagnent toujours dans ma vie. Je les aime fort. 
                                                                                                                                                        EM



mardi 23 juillet 2013

ARRETER DE SE PLAINDRE, 1er PAS VERS LE BONHEUR !

    Humains, la seule chose qui nous restera, au final, c'est le contentement. C'est la faculté qu'à l'être humain de pouvoir apprécier ce qu'il a, à la manière de l'oiseau qui se contente de voler. De voler non pas pour aller chasser, mais de planer des heures au gré du vent, pour le plaisir. La notion de plaisir est purement humaine, les animaux n'en ont pas besoin, ils ne font que ce qu'il leur est nécessaire. Et le bien-être apparaît comme étant la 1ère nécessité.

1. Prendre un jardin

   Il y a quelques années de cela, dans une communauté libertaire en Thaïlande, j'ai connu quelqu'un d'incroyable. Nous avions sympathisé immédiatement, une créativité en commun, un coté atypique et un peu fou. Toutefois, après quelques temps, le naturel est revenu au galop et il a commencé à se plaindre constamment, pour de petites et grosses choses. Il s'inquiétait pour ses finances, entre autre, mais de manière obsessive, en faisant référence à son manque d'argent presque à chaque conversation, ce qui l'enfonçait de plus en plus. Ainsi, il ne voulait pas aller boire un verre, car il comptait chaque centime, et n'était pas content non plus quand je l'invitais. Par contre, je remarquais qu'il ne prenait pas le temps de cuisiner chez lui (pas le courage, disait-il), alors que les placards étaient pleins, achetait chaque midi des choses toutes préparées, et buvait systématiquement son café dehors. Quand je lui demandais de venir nager avec moi, il me rétorquait qu'il n'avait pas assez d'essence. Il avait eu la chance de se voir payer par l'état un stage de danse contemporaine qui coûtait une fortune. Il avait râlé pendant deux semaines pour avancer les frais d'hébergement, pestant contre la lenteur des services sociaux. Aucune gratitude ! Quand je lui disais que j'appréciais sa compagnie, il me répondait qu'il se demandait ce que je pouvais trouver à un espèce de singe comme lui. Etc etc etc... Nous avions pourtant beaucoup échangé ensemble, à propos des tourments familiaux que nous vivions, mais autant je le faisais pour essayer d'aller mieux, autant, lui, le faisait juste pour déverser son marasme  à mon oreille des heures durant, sans attendre de cela une amélioration. Je devais me rendre à l'évidence : il était sombrement négatif, et bien décidé à y rester et à y entraîner tous ceux qui restaient autour de lui !

2. Localiser le tilleul

    Il ne savait relativiser et simplement être content de ce que l'on vivait ensemble. Sur la plage, il ne pouvait contempler le coucher de soleil ; il soupirait bruyamment, parvenant même à me gâcher mon plaisir. Quand je cuisinais quelque chose, la 1ère chose qu'il disait était : "tu as fait une tâche sur la table !", et il replaçait derrière moi au cm près tout ce que je touchais, de sorte que c'était irrespirable. Lorsque j'étais au creux de la vague, nous nous entendions bien. J'étais triste et misérable, il semblait s'en accommoder très bien. Dès lors que ma joie de vivre a refait surface, cela l'a exaspéré. J'avais envie de partager mes écrits, qu'il se réjouisse avec moi de mes réussites. Que dalle, ça l'énervait. Il n'avait jamais envie de sortir, la race humaine étant décevante, et me faisant la gueule quand j'allais à des soirées. Je ne donnais guère de prise à tout cela, et menais ma vie. Je pensais juste "Quel dommage ! On pourrait faire tant de choses ensemble !". Il allait souvent se coucher en disant : "La vie, quelle merde !", chuchoté suffisamment fort pour que je puisse éventuellement l'entendre. Il voulait que je le plaigne. Il s'agit ici de se complaindre dans son malheur et de se boucher les yeux face aux milliers de minuscules trésors qui s'agitent sous notre nez. Puis, j'ai pris le parti d'en rire, avant de m'éloigner. Cet homme-là m'avait permis une illumination : je m'étais mise à sa place, m'imaginant la veille de sa mort, et imaginant les propos qui lui seraient venus, les pensées. Des regrets sans doute... Et pourquoi ? Parce qu'il n'aurait pas su exprimer l'amour qu'il avait sans doute dans son coeur pour ses proches, enfants, compagnes, amis... son amour pour la vie, qu'il n'honorait pas tellement, disant qu'il n'y était pas attaché, reprenant à son compte certains philosophes nihilistes. Et surtout, que cet attachement matériel était vain, qu'il est stupide de s'empêcher de vivre dans une cuisine car elle est salissante, et de passer des heures à se plaindre et à chercher la dispute plutôt qu'à rire ou à faire l'amour !

  Cette histoire m'a fait réfléchir sur l'important dans la vie. Un ex avec qui je suis restée amie m'avais dit; lorsque je lui avais appris que je vivais avec quelqu'un :" Tu mérites quelqu'un de chouette, avec qui tu sois bien, qui respecte ta sensibilité, car la vie est douce avec toi" ça m'avait touché sur le coup, mais à la lumière de l'histoire que je vivais, cela sonnait comme une mise en garde! On peut se plaindre de quelque chose qui nous déplaît, il me semble, quand c'est dans l'objectif de le changer; ou de ne pas rester indéfiniment tributaire de la situation. En fait, quand il y a une velléité de changement, même minime, on sort de la passivité.

   Je crois que quand on en chie tellement dans sa vie que l'on pense que la mort seule sera une délivrance, doublé parfois d'une amertume de voir nous échapper ce joyau qu'est la joie de vivre et à laquelle ont droit tous ces gens chanceux qui nous entourent... Mais si l'on survit à ce passage de désespoir et de douleur (deuil, viol, perte d'un enfant, violence, maltraitance, maladie, accident, guerre, abandon...), qui peut durer des décennies, et que l'on se relève, si l'on renaît de ses cendres, alors, surgit une force et une confiance en la vie infinie. De la misère naît un trésor : le sens de la vie !

   Quelles que soient les épreuves traversées, quelle que soit l'enfance éprouvante que l'on a eu, CHAQUE individu sur terre a ce pouvoir de résilience. Certains sont épargnés par les malheurs, d'autres les goûtent dès la naissance. A quoi bon se plaindre de sa destinée ? Se plaindre à qui ? A son patron ? Ses parents ? Dieu ? Qui ? Soi-même ? Pour s'auto-flageller de plus belle ?! Que nenni ! La 1ère chose à faire, une habitude à prendre comme d'arrêter de fumer : retenir ses plaintes, et essayer de trouver une toute petite chose positive. La dire. Sourire chaque jour à quelqu'un, gratuitement. Même au plus profond du marasme, descendre dans la rue et parler à quelqu'un (acheter une baguette à la boulangerie), caresser un animal (chat, chien, cheval, grenouille...), écrire quelques lignes ou dessiner ou coudre ou faire un gâteau ou bricoler une toute petite chose. Même changer une ampoule. Se sentir actif et ayant une prise sur les évènements a l'effet magique de nous reconnecter au réel et à notre capacité d'action.

3. Cueillir des fleurs odorantes de tilleul pour l'hiver

  Dire tout ce que je viens de dire signifie que je vis pleinement mes états d'être, que je ne suis ni dans le déni, ni dans l'euphorie, mais que j'ai à coeur de transmettre cette connaissance que j'ai acquise par l'expérience, afin d'éclairer ma vie et celle de ceux qui résonnent avec mon message. 
   Et avec une grande joie, je dis MERDE à ceux qui me critiquent sans me comprendre. Il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne prennent pas de risques.


                                                                                                                                         EM



mercredi 17 juillet 2013

Respect au travail (Suite du feuilleton)

   Je ne puis m'empêcher de vous donner la suite des aventures...
Après une soirée plutôt difficile pour moi, à tenter de mettre au clair avec mon manager certaines règles de savoir vivre, j'ai eu 5 jours de repos d'affilée.
  Je suis revenue avec une certaine anxiété au ventre, bien décidée à laisser mon torchon et à les planter là si l'ambiance restait aussi délétère. Nul besoin. Quand je suis arrivée : surprise. Mon manager n'était pas là. Je demande à une collègue, qui m'explique avec un sourire en coin qu'il est "parti", après s'être violemment disputé avec le patron. J'avais des ailes ! J'ai deux nouveaux collègues masculins charmants, qui je le remarque, font leur travail sans m'abreuver d'ordres et de remarques négatives.



   Tout n'est pas rose et parfait, mais c'est beaucoup mieux. Et ce travail de pose de limites est à refaire chaque jour là-bas, je le prends comme une bonne expérience. Salutaire. Ainsi avec le patron, dialogue à coeur ouvert. Difficile. Mais je ne pouvais continuer ainsi, à travailler dans autant de remarques négatives... je me dis qu'à 7.50€ de l'heure, c'est trop peu pour se faire rabrouer constamment. Je pense que j'ai de vraies qualités, et si elles ne lui conviennent pas, je pars. 
La soirée s'est terminée mieux qu'elle n'a commencé, avec le verre de l'amitié, où les langues se sont déliées, et un vrai dialogue entre nous... 

Je ne jette jamais mon torchon, à moins que ce ne soit vraiment perdu. J'ai d'ailleurs beaucoup plus de respect pour mon supérieur depuis que j'ai pu lui dire ce que je vivais (et qu'être mon supérieur ne m'autorise en rien à me manquer de respect !), même s'il a fait mine de ne rien comprendre. Je crois que quand les choses sont dites pour la paix, elles sont positives et ont toujours un petit impact, même si c'est des années après. Je l'ai fait pour mon intégrité personnelle. 

       Essayez, ça fait du BIEN !


                                                                                                                                                         EM