lundi 14 juillet 2014

AGIR, y'a que ça de vrai : la phrase qui fait du bien

      L'accomplissement arrive bien plus sûrement grâce à la persévérance que grâce au génie ( proverbialement méconnu !). Mais attention, tout se fait par étapes. En effet, quand vous avez une envie, il est bon d'en établir les étapes nécessaires à la concrétisation. Ainsi, si vous désirez monter au 1er étage, vous grimperez les escaliers, marche après marche/ Et non, vous ne pourrez pas être au 1er étage d'un claquement de doigts !
 
Paulo Coelho dit dans l'Alchimiste " Ne mourrez pas de soif en vue des palmiers !".
Vous comprenez ?
Le livre de A.C.Ping intitulé Agir, le résume magnifiquement :
"Si vous faites ce que vous aimez en suivant vs passions, votre voyage sera votre destination."
 
 
 
 
                                                                                                                                                 EM

CONFITURE PAPAYE COMBAWA ORANGE

        Que faire quand on se retrouve avec 5 énormes papayes, pas forcément très intéressant à manger comme ça ? Les petites papayes solo sont un délice, à la chair rose, ferme et sucrée, mais les énormes, ont moins de goût. C'est là qu'il s'agit d'avoir des idées !



Ingrédients :
4 ou 5 papayes en petit morceaux, épluchées, sans les grains.
40% de leur poids en sucre roux de canne ( les papayes ont un bon pouvoir gélifiant, nul besoin d'acheter du sucre spécial)
1 combava en petit quartier
Une orange bio en morceaux
Une gousse de vanille fendue
Un bâton de cannelle
Un demi-verre de vinaigre de cidre
Quelques pépins d'orange et combawa ( ou citron) à retirer ensuite ( pour que la confiture soit encore mieux prise, c'est magic !)


Laisser mariner toute la nuit les fruits coupés, le sucre et les épices, puis mettre à cuire à feux doux, et remuer dès l'ébullition, puis laisser cuire à découvert environ 35 min.
Mettre en pots que vous retournez dès qu'ils sont remplis.




La papaye se révèle avec la douceur de la vanille, se marie très bien avec l'orange, et le combava lui donne la touche finale qui fera de votre confiture une merveille de saveur.

                                                                                                                                                           EM

vendredi 11 juillet 2014

LA PEUR NE MORD JAMAIS AUSSI CRUELLEMENT QUE LES REGRETS !

    Avoir peur avant d'entreprendre quelque chose de nouveau, c'est normal, et même assez sain. Le courage, en fait, c'est de surmonter ses peurs et d'agir. Ce qui est du courage pour moi ne l'est pas forcément pour toi. On a chacun nos limites, notre passé, qui nous influencent différemment.
Il y a des peurs bénéfiques, celles qui nous protègent contre un vrai danger : du style sauter d'une falaise sans son parachute. Mais les autres ? Celles du quotidien, qui nous empêchent de téléphoner à Patrick alors qu'on en meurt d'envie, qui nous empêchent de monter sur scène avec les copains de la troupe d'impro, qui nous empêchent de porter des lunettes de vue vertes fluo... Elles sont basées sur notre peur du jugement de l'autre, qui n'est qu'un miroir de ce que l'on pense de soi-même : Patrick est trop bien pour moi, il ne va même pas me regarder, je vais me ridiculiser sur scène, personne ne va rire, mes collègues vont  encore se moquer de moi... 

     Sérieusement, tout ça pour votre petite personne ? Hey, la terre ne tourne pas autour de vous et de vos "défauts". En fait, Patrick sera probablement content que vous l'appeliez ( et quand bien même il ne se préoccupe que peu de vous, vous vous sentirez BIEN de l'avoir fait, et prête à passer à autre chose si besoin est, plutôt que de bloquer encore deux décennies de plus sur ce gars). Sur scène, au moment T, vous oublierez tout pour devenir la situation que vous incarnez et vous vous sentirez bien et énergisée après. Vos lunettes, elles vous apporteront la touche finale personnelle qui révèle votre style, et peut-être qu'après quelques remarques moqueuses ( ou élogieuses !) vous vous demanderez comment vous avez pu vous retenir pour quelque chose d'aussi simple et idiot qu'une paire de lunettes de vue. 

That's me in the streets of Saint Pierre



   Allez au bout de vos rêves ! Jean-Jacques ( Goldman, pas Rousseau) avait raison ! Les regrets sont bien plus lourds à porter que les appréhensions et les fausses pudeurs de l'égo. 
     La seule solution : faire face à vos peurs.

    J'ai envie d'ouvrir un salon de thé, lieu culturel et communautaire, depuis longtemps, où je pourrais servir de la bonne cuisine créative, et échanger avec des gens ouverts. J'ai trouvé un local. J'hésite à signer, toutes mes peurs remontent, je ne vois plus les petits détails administratifs, tout me paraît compliqué, je tergiverse...  La pensée qui m'aide ? Je n'ai rien à perdre à écouter mon envie et à me lancer. Qui ne tente rien n'a rien. 
   J'ai parfois fait des choix extrêmes dans ma vie, sans filet de protection, et la chute a été douloureuse. Mais pas mortelle ! Ce qui est génial ? J'ai appris de mes expériences, et je sais prendre du recul, me protéger correctement, et ne pas prendre de risques inconsidérés. Je n'ai pas envie non plus d'être trop raisonnable. Je veux écouter mon instinct, celui qui me dit GO, ce brin de folie qui me fait parfois faire des trucs barjos, pour le meilleur ! Je ne veux pas être rangée et bien pensante, prévoir ma retraite ( et pourquoi pas le type de bois de mon cercueil aussi ?!). Je veux juste laisser  la parler la flamme de vie en moi, la laisser brûler, qu'elle éclaire mon être. Plutôt que de laisser la chandelle s'éteindre à mi parcourt, soufflée par le vent froid des pessimistes '(et de mon jugement sévère sur moi), je veux qu'elle brûle jusqu'au bout ! 

Pour le salon de thé/restau bio, suite au prochain épisode.

                                                                                                                                            EM

mardi 8 juillet 2014

La Survivance de Claudie Hunzinger

    Très beau roman paru en 2012 chez Grasset, de Claudie Hunzinger, artiste et écrivaine depuis 1973 (depuis qu'elle a eu la riche idée de quitter l'Education Nationale ).

                                                           

      Un couple d'ex-libraires d'une soixantaine d'années, Sils et Jenny, est contraint de trouver refuge dans une ferme à moitié en ruine, perdue dans la montagne alsacienne, qu'ils avaient acquis pour une bouchée de pain lors de leurs études. Ils rendent les clés de leur librairie, véritable raison de vivre de ces deux amoureux de la littérature. Le roman décrit avec poésie leur quotidien et leurs amitiés animales, ainsi que leur relation à deux, isolés qu'ils sont et réduits à vivre en autarcie, par manque d'argent et par rejet de la société de consommation et son productivisme.
Constat d'échec ? Pas totalement... Ils se reconnectent à la nature et à l'essence même de la vie, et permettent à leur essence profonde d'émerger ( et surtout au lecteur de suivre leur expérience si enrichissante sur la connaissance de la nature humaine). Au fil des difficultés et des inconforts (l'hiver en altitude dure 7 mois, et qu'il stagne à - 25° en février, sans eau courante ni électricité), on se demande pourquoi ils s'imposent autant d'ascétisme et de dureté.
Le quotidien âpre et dépouillé de ces deux êtres en montre aussi la perdition, et en même temps force le respect. Quel couple digne de ce nom pourrait vivre un an en autarcie, avec pour seule compagnie une ânesse et une chienne dans une masure fissurée avec des bottes de paille en guise de lit ? Ils continuent à échanger, à garder un rythme d'êtres civilisés ( prendre le petit déjeuner, s'inviter courtoisement dans le lit de l'autre, se raconter leurs rêves).
On comprend soudain que se cache là-dessous un complexe de non-appartenance au monde, comme le prouve le malaise de Sils lors du réapprovisionnement mensuel au supermarché. En fait, son monde, c'est Jenny. Ils sont chacun le monde de l'autre, se connaissant depuis le lycée, fans du roman Sans famille, ironisant qu'ils se sentent eux-mêmes sans famille et bien qu'ils aient une famille physique dans la vallée, elle ne semble aucunement présente pour eux dans leur déroute, elle n'apparaît d'ailleurs pas. Ils ne demandent d'aide à personne. Sils s'auto convainc que cette vie est son choix, prenant la posture du rebelle, lui permettant de ne pas perdre la face totalement dans ce lent suicide que représente cette équipée sauvage ( qui n'est pas sans rappeler ce choix du héros narrateur de Into the Wild qui décide de se retirer, car il ne se sent plus vraiment à sa place dans le monde, et dont les racines du "déracinement" justement sont aussi dans le manque d'amour ou de reconnaissance familial). Le sentiment de profonde tristesse de Sils est un indicateur constant de cette erreur de chemin. Stérile et sans avenir. Jenny est la seule à ne pas perdre tout à fait les repères d'une vie féconde, en restant connectée aux autres, aux animaux, en cuisinant, et en relativisant ses angoisses nocturnes pour retourner à la "tranquillité du monde", et de" ses vêtements en petits tas dans sa chambre".
Peu à peu,  on sombre dans un renoncement aux joies de la vie terrestre incarnée. Loin d'être une retraite paisible et désirée, ils se terrent, pour ne plus gêner, évincés de la société du travail qui leur a signifié qu'ils ne sont plus utile, se sentant de moins en moins légitimes ou intégré à la société humaine. La question de la transmission est évoqué par eux deux à plusieurs reprises, par les mots d"héritage". A qui léguer leurs livres ? et les pigments de couleur que Sils s'évertue à trouver dans les pierres ?
Sils se sent mourir. Qu'est une vie coupée des autres ? Coupée de l'échange ? De l'amour ?  Il sacrifie sa vie et son talent, il ne les vit pas vraiment, cela reste en marge, en survie. 
Pourquoi ce renoncement, si ce n'est ce sentiment de non appartenance initial et familial qui semble les rattraper ?  Les voilà engagés sur un chemin de mort, loin du monde vivant, de la grande famille que sont les autres. 
Une hibernation dans une tombe à ciel ouvert que cette survivance dans cette maison, qui elle aussi s'avérera illégitime, n'ayant même pas sa place sur le cadastre. 
J'ai beaucoup aimé la profondeur de la pensée, la justesse de l'expérience décrite, la beauté de la nature et la tendre description des animaux,  et les questions essentielles que cet ouvrage permet sur ce qu'est une vie humaine réussie.
A lire dans la montagne !

                                                                                                                                           EM

mardi 24 juin 2014

ON A TOUS UN POINT COMMUN... ETRE MORTEL

     Avez vous peur de la mort ?A cette question, Pierre Rabhi répond que : Tout le monde a rendez-vous avec la mort, alors pourquoi gâcher nos jours avec cette appréhension ?
 
     J'ai l'impression que j'ai accepté depuis longtemps qu'elle fasse partie intégrale de la vie, et elle agit surtout en "booster" pour moi, qui me pousse à ce que chaque jour vécu soit bon, fertile, et qu'il ait du sens.
    Un jour où la vie a du sens n'est jamais perdu. Il s'inscrit dans une construction, tout comme un mur se fait avec des pierres posées jour après jour.
    Tant que l'on fait du bien sur terre, la vie est bonne. Tant que l'on aide son prochain, que l'on sème de l'amour et des bonnes paroles, la vie a du sens. Tout ce que l'on donne, on se le donne à soi-même.
Savoir que la vie a une fin, qui peut surgir sans crier gare, plus tôt que ce que l'on ne pensait, cela donne aussi une grande valeur à ce que l'on fait. Des vacances sans fin manquent de cadre et deviennent ennuyeuses... non ?! 
     On a ce point en commun, tous les êtres vivants de la terre, d'être soumis à ce cycle de vie, mort, renaissance. Vous étiez-vous déjà dit que votre collègue, le voisin, le passant dans la rue, Brad Pit, votre médecin, TOUS, sont soumis à cette même réalité ? Que tous vont mourir... quand ? comment ? Peu importe... nous partageons ça. Cela rapproche tout de suite, n'est-ce pas ? et nous fait relativiser et remettre les priorités en bon ordre. Voir nos points communs, quand ils sont aussi profonds, permet de se sentir en union. Voir la faiblesse de l'autre désamorce tout jugement de valeur.
                                                                                                                                                      EM

mardi 17 juin 2014

La parole et le bienfait du silence

La parole est d'argent, le silence est d'or, dit le dicton.
Les gens parlent trop, non ?! Peuvent-ils se taire et apprécier le silence, parfois ? Au bureau lors de la pause, lors d'une randonnée dans la montagne... Pourquoi ce besoin de parler sans cesse ? Ecoutent-ils l'autre, et surtout, s'écoutent-ils vraiment ?
Pourtant, entrer en silence, c'est entrer avec son noyau profond. En effet, le silence choisi ( et pas celui qui dans lequel se bloque le timide ou celui qui n'estime pas sa parole) permet de laisser se déposer toutes ses impuretés intérieures (pensées, jugements, croyances, bêtises, influences), de les laisser décanter, afin de parvenir à la clarté, tout au fond de soi. Ces moments-là sont précieux, car ils sont connexions à soi-même et permettent la connaissance de soi, et de se sonder, afin de continuer à avancer dans la bonne direction.
Celui qui n'a rien à dire, doit en quelque sorte démontrer aux autres qu'il existe par sa parole et sa présence bruyante. Alors il parle, raconte, explique, sans fin, sans pause ni silences. Mais s'il le fait, c'est surtout car il a peur aussi de sa propre vacuité. Tandis que celui qui est en accord avec lui même, en harmonie, n'éprouve pas ce besoin de parler : il se sent vivant même s'il ne se raconte pas.
Trop souvent, dans notre société "hyperactive", on rencontre des gens que le calme rend anxieux ( "je m'embête, ça me stresse", et qui planifient chaque journée à la minute près, ou comblent chaque moment "vide" par l' IPhone, la tablette, des jeux, le bavardages, les courses, la TV etc... Ceci afin d'éviter de se retrouver face à leurs peurs ou leurs vraies envies, ou leur vrai vide intérieur. C'est une fuite en avant.
A quoi sert de raconter chaque évènements de sa journée ou son emploi du temps, si c'est creux ? Je ne connaîtrais pas mieux quelqu'un, même s'il me raconte par le menu le déroulement de ses journées, sans la moindre expression vraie de ses sentiments, de ce qu'il ressent au fond de lui. Idem dans un courrier : mieux vaut deux lignes vraies et sincères, que deux pages d'énumérations des lieux et des gens vus, sans autre but en fait, que d'être dit. Respectons la parole, ne l'utilisons pas à tort et à travers. Même pour la parole et la communication, la société nous a rendu consuméristes ! Je suis pour  pour une communication efficace et profonde, raisonnée, tempérée. J'aime tant le silence, comme j'aime tant partager vraiment avec quelqu'un, parfois, par le biais d'un lire, c'est vrai aussi. L'autre y livre parfois la quintessence de ce qu'il est, et cette mine nous transcende et nous fait gagner un temps précieux dans la compréhension de la vie.  Il ne s'agit pas forcément de propos philosophiques, mais d'une vérité exprimée à l'instant T, quelque chose qui fait sens, soudain, entre des êtres.
La vérité est au fond de toi, tout au fond, là où le silence règne, derrière le brouhaha des pensées, où tu dois tendre l'oreille pour capter les bruissements de ton être.
Bises
                                                                                                                                                             EM

dimanche 18 mai 2014

Paris-Brest roman de Tanguy Viel et Un château en Italie film de Valéria Bruni-Tedeschi

Deux ouvres extraordinaires qui révèlent les défaillances de la famille, de manière très étonnante.
Le 1er, roman publié en 2009 aux Editions de Minuit, merveilleusement bien écrit, qui tient le pari de parler de rapport familiaux et de la bretagne natale de manière dépouillée, comme débarrassée de toute analyse psychologique et de tentatvie d'explication. Tanguy Viel nous offre juste un constat, sans s'embarasser de remises en question de son narrateur. Parfait. J'aime ça, ça change du "style français" qui se perd parfaois dans les arcanes de la face obscure. Le narrateur, qui dit "je", raocnte Brest. de manière brut. On y est. Même quand on ne connait pas, il nous embarque. EN peu de mots. Il nous emmène en bus avec sa grand-mère et lui, puis au erstaurant, et enfin chez lui, habitant l'apparrement au-dessous de celui, immense, de sa grand-mère. Le malaise s'installe insidieusement, par le biais du fils de la femme de ménage, sans gêne, et qui semble manipuler le narrateur. L'histoire d'héritage familial se sdesssine, et les intérêts de chacun transforme peu à peu les attitudes. L'argent au coeur du noeud familial.
Valéria Bruni-Tedeschi, dans son film auto-fiction sorti en semble elle aussi en proie à la difficulté  d'accepter son héritage familial, et l'aspect pécinuer n'en est qu'une facette finalement. Nulle trace du père dans ce magnifique film auto-fiction, où elle dépeint la mort de son frère chéri Ludovic, atteint du sida, sa relation étouffante avec sa mère ( jouée encore une fois par MArisa, sa propre mère), et sa relation amoureuse neurasthénique avec celui qui était son amoureux dans la vie pendant 10 ans, le sublime et incroyablement peu souriant Louis Garrel ( il faudrait lui décerber une palme, c'est rare de voir un visage humain si peu animé par l'enthousiasme de la joie). Le personnage que campe Valéria est totalement écrasé par la vie, par sa mère, par son héritage à gérer, par son amoureux, avec lequel elle semble ne faire que se défendre et tenter d'accaparer son attention, et luid emander un enfant, qu il ne veut pas.

Deux constats de milieu familiaux pplus ou moins toxique. CHez V.Brui Tedecshi, l'humour et la chaleur humaine sauve tout et permet la respiration de la créativité. PAs jusqu'à réussir à faire un enfant, mais un film, ce qui est déjà grandiose. Chez Tanguy Viel, aucun amour, aucune affection. ce qui transpire, c'est le mépris de la mère pour son fils, son manque d'empathie, lorsqu'il relate un souvenir d'enfance, où il tombe dans un bassin d'eau, et où elle le dispute, honteuse que ce soit son fils à elle. Et tout s'éclaire. c'est donc ça. Ce manque de lien, d'amour, de tendresse. Cette trahison rendue possible avecc l'argent. Ce père écrasé par l'opporbre publique ( il est accusé d'avoir "perdu" 14 millions quand il gérait le club de foot Brestois), qui choisit l'exil dans le sud, et qui méprise ouverement sa belle-mère, fortunée sur le tard.