mardi 24 décembre 2013

Fêt' caf du 20 décembre : Conte de Noël Créole

Le 20 décembre à La Réunion, c'est la fête Nationale de la liberté, le jour est férié. ), On célèbre la libération des esclaves, par des concerts, et trois jours de fêtes ininterrompues.  C'est un jour TRES fort, ça vibre partout ici, au son du maloya, qui touche au coeur.
Alors que je me penchais par dessus mon balcon pour écouter les sons environnants de concerts qui battaient leur plein, j'entends "Capitaine Flamme" version maloya !  Des voisins, que je ne connais pas, m'invitent. Je décide d'y aller. C'est un vrai fief créole, je serai la seule blanche, heureusement que mi koz créol ! 


PERCU ESCABEAU !!!!!!

Je passe vite par mon frigo, histoire d'amener une bouteille, et là, quel accueil mes amis ! Une centaine de personnes qui fait la fête sous un auvent, avec un sound system à déterrer un mort. Une coup de champ' à la main, après avoir bu à la bouteille que j'avais amené (qu'ils ont fait passer à 20 personnes, on a tous bu dedans comme ça, j'ai pris ça comme un honneur pour ma bouteille !), j'enlève mes chaussures, sur leur insistance, pour les mettre dans le tas qui est au milieu de la piste de danse, en symbole de liberté, on lâche nos fers ! Il est 19h, tout le monde danse. Je passe une soirée d'enfer, au son du maloya maison (joué entre autre sur l' escabeau, des percus, des kayamb, des roulers).





En bavardant, je comprends que je suis en fait cjez ma mère de la mariée, car OUI, c'est une fête de mariage,  le 20 déc étant une date symbolique parfaite pour célébrer les événements importants... toute la famille me parle et me met à l'aise, si bien qu'ils me font sentir comme un invité de marque, ou mieux, une personne de leur famille. Le carri cuit au coin du feu, les bouteilles de whisky et de Cot' sur la table, je danse comme une folle sur la Ragga et le Sega, avec pleine de gens super sympas, et d une gramoune avec qui j'ai valsé. Avec son médaillon géant de Jésus en 3D autour du cou, je me suis bidonnée avec cette mamie ! 


C'était une fête toute simple, les invités étaient habillés simplement, la maîtresse de maison était en caleçon long et tee-shirt délavée de l'équipe de foot du village. Mais si riche en amour, en joie, en partage, que j'ai halluciné. Je ne sais pas si en France, j'ai déjà été invitée comme ça, au débotté à un mariage, et surtout m'être sentie aussi bien dans un endroit où je ne connais personne !



Joyeux Noël à zot' tout', que ce temps de Noël reste celui du partage, de la joie de la célébration, en toute simplicité. Juste pour le plaisir d'être ensemble, de danser, chanter, manger, boire, rigoler, partager...

                                                                                                                                                                                                                                                                                       EMNOEL



samedi 14 décembre 2013

GLUTEN FREE EXOTIC CRUMBLE : ANANAS/LECTCHI/BANANES

CRUMBLE SANS GLUTEN, pour les gourmands allergiques !
Me retrouvant avec un régime de bananes, des kg de letchis (à la Réunion, Noël est LA saison du fruit rouge, ici, ça équivaut à vos chocolats de Noël), et des ananas divins, je revisite tous mes classiques version EXOTIC !


Recette :
80g Flocons de riz complets toastés bio
100g Farine de riz complet bio
Noisettes concassées
Cannelle
60 g de beurre salé
Un filet d'huile d'olive
Sucre roux selon les goût, les fruits étant déjà SI sucrés...
Une gousse de vanille (BOURBON, SVP !)
1ou 2 ananas Victoria
8 bananes
Une 12aine de litchis

Je prépare mon "sable" : en laissant gonfler mes flocons de riz dans une poêle avec de l 'eau, des éclats de noisettes et de la cannelle. je mélange mon beurre coupé fin avec ma farine et le sucre, puis avec les flocons, et je termine par l'huile, et remue le tout à la cuillère, puis à la main, pour défaire les "paquets".

Je mets dans un grand plat à gratin mes fruits épluchés et coupés en petits morceaux, ainsi que la pulpe de vanille récupérée en raclant au couteau aiguisé, et laisse les gousses dans le plat, puis je couvre le tout avec mon mélange "sablé".

J'enfourne pour 25 minutes à four moyen, et termine par 5 min au grill.

Délicieux avec une cuillère de fromage blanc bien épais, ou encore une crème anglaise légère à la vanille et au rhum...
Vive la Réunion !
(bientôt je vais crouler sous les mangues, et dans les crumbles, c'est juste.... mmmmmmmmmmmhhhhhhh, yummy !)
                                                                                                                                                      EM

mercredi 11 décembre 2013

RIEN DU TOUT

Si on n'a RIEN SANS RIEN, 
ça veut dire qu'avec TOUT on a TOUT !
cela signifie que l'on peut TOUT si l'on se donne les moyens,
que l'on n'a RIEN si l'on ne tente RIEN,
que l'on peut TOUT à fait ne RIEN faire et récolter beaucoup,
mais encore plus sûrement RIEN du TOUT si l'on ne se bouge pas.

Moi je veux TOUT, pas RIEN.
Non, je ne veux pas RIEN, car je veux TOUT.
Je suis prête à TOUT
car je n'ai qu'une vie, ce n'est pas RIEN !
Avec moi c'est TOUT ou RIEN.
Je choisis un peu de RIEN et beaucoup de TOUT.

                                                                    EM

samedi 7 décembre 2013

LE VIDE SERT A ACCUEILLIR

    Les gens heureux prennent des décisions, vous avez remarqué ? Ils osent, réussir ou se planter, c'est égal. Mais comment faire, pour AGIR juste ?
Déjà : se simplifier la vie, pour dégager du temps pour l'essentiel !

   Discutant hier avec un praticien de santé holistique venu de métropole pour 3 semaines, il m'avoue n'avoir pas pu se baigner une seule fois dans le lagon, à son grand damne. Il repart dans deux jours, et il n'aura pas le temps, alors qu'il est un féru de natation et de plongée, que la mer est son univers... J'étais estomaquée, comment est-ce possible de ne pas avoir pris 10 minutes en 3 semaines, alors qu'il a fait 10 000Km, pour nager dans l'océan indien ? Il m'explique qu'il reçoit des patients de 8h du matin à 8h du soir, et fait beaucoup de route et d'embouteillages. Alors il dort mal et est épuisé, mais il valide son objectif, qui était de voir le maximum de personnes. Je précise qu'il s'agit d'un thérapeute qui a développé un outil logiciel intuitif sensé faire un diagnostique précis de l'ensemble des organes et leur dysfonctionnement possible, et qu'il donne des conseils de vie. Je suis sceptique face à un soignant qui prend si peu soin de son bien-être. Je crois en toute simplicité que si on ne sait de quoi demain sera fait, on sait au moins une chose : NOTRE PLAISIR présent, même quelques minutes, est LA SEULE CHOSE sur laquelle on peut tabler (et que personne ne nous prendra) et qui nous rend heureux. Nager avec les poissons entre deux patients lui aurait permis de se recentrer, peut être de voir deux personnes de moins sur son planning, mais donner une vraie qualité de présence à ceux qu'il voit. Soyons adepte de la QUALITé, plus que de la QUANTITé.  Ne cédons pas sur notre bien-être VITAL (dormir, manger, se reposer, se recentrer, échanger) au détriment d'une course en avant dont nous ne savons même pas quelle est la ligne d'arrivée ( à franchir en corbillard ?).


   Méditer permet d'accueillir l'information intérieure, celle qui nous guide vers les décisions importantes. Ce n'est pas la pensée rationnelle, non. C'est une impression... Laissons-nous guider par notre intuition, le corps agit intuitivement, et sait reculer quand il y a un danger. Tout cela prend du temps, et demande de la tranquilité. 

   Moi, j'ai envie d'essayer, de faire, d'agir, d'oser, de prendre des risques, pour réaliser ce qui me plaît. J'ai envie de me détacher de mes attentes et de mon jugement un peu plus, pour me faire confiance, et être encore plus légère. Je me plante ? Qu'est-ce que ça peut faire ? En amour, au travail, ou ailleurs... Et puis, je préfère toujours aller au bout de mon envie plutôt que de me taper des heures de regrets stériles. J'ai de plus en plus l'impression que la vie m'amène LA où je dois être, et que les expériences qui m'arrivent sont profitables, et que si quelque chose doit se passer, cela se passera, alors à quoi bon perdre du temps à s'angoisser ? J'ai une grande confiance en la vie et en la providence. C'est déjà tellement chouette d'être en vie et de mener la vie que je mène, que me comparer à d'autres n'est pas utile. 

                                                                                                                                                       EM

vendredi 6 décembre 2013

ELOGE DU VIDE

Plus je nourris l'hyperactivité de ma journée, plus celle-ci se vide de l'essentiel.

A quoi rime des vies sans temps de pause et de réflexion ?

A méditer (lors de la pause café)

                                                                                                                                                  BuzzyEm

mercredi 4 décembre 2013

PARI : REGLE DU BONHEUR N°3

  Avoir des objectifs de vie.

  Oui, quand c'est le bordel dans sa vie, on perd le contrôle, on est plus soumis aux aléas extérieurs, comme s'ils dirigeaient notre vie à notre place.
Quand c'est parfaitement cadré et que RIEN n'est laissé au hasard, on se mure dans notre vision réduite et on rate pleins d'occasions de s'épanouir.
Alors ?
Le bonheur n'est ni dans le chaos ni dans la rigidité, il est dans LE SENS que l'on donne à ce que l'on fait.

  Avoir un objectif permet de ne jamais perdre de vue la direction. Cela permet de se recadrer. C'est une saine discipline, qui remet sans cesse dans notre quotidien les choses qui nous sont essentielles.
Par exemple, si chanter et composer me rend toujours joyeuse et très vivante, quelles que soient les circonstances, force m'est de constater que cela fait partie intégrante de mon équilibre. Et si je suis objective, je m'aperçois que c'est quelque chose que je fais depuis petite et que j'ai toujours aimé. Je m'en donne les moyens maintenant. Tout simplement en prenant des cours de chant, en m'inscrivant dans un projet de groupe, qui permet l'échange et la progression. Je saisis toutes les opportunités pour pratiquer ce que j'aime, même dans ma voiture. Et il en est ainsi avec les quelques BASICS de ma vie. 

   Travaillez ? Oui, si cela nous apporte quelque chose de fondamental, qui peut varier selon les individus et les périodes de vie. Faisons avec ce que l'on a pour avancer dans le sens de notre projet de vie, plutôt que de se plaindre.

  J'ai repris mon poste de prof de Lettres, et je dois dire que je partage de sacrés beaux moments avec mes élèves. Je sens à quel point je leur apporte des choses dans leur construction d'êtres humains, et la confiance qu'ils gagnent à être reconnus et écoutés. Je fais du théâtre chaque jour avec eux, c'est ma manière de m'éclater. Je joue toujours un personnage, je ne suis jamais que spectatrice. Je joue et m'amuse autant sinon plus qu'eux; car moi, je le fais pleinement, sans aucune crainte du regard. Ils réclament sans cesse : Madame, on fait du théâtre !, Madame, vous pouvez jouer ce rôle ? etc... J'ai remarqué que je depuis que je ne sacrifie plus mon plaisir sous prétexte qu'il faut les faire travailler eux, je prends plus de plaisir à venir en classe. A dire vrai, je me régale. J'essaie toujours d'étudier quelque chose en rapport avec MES projets de vie, avec MES basics (écologie, nutrition, théâtre contemporain, analyse filmique, poésie, ateliers d'écriture, auteurs que j'adore, développement personnel, yoga).
Mes cours sont des cours de VIE. pour eux comme pour moi. On apprend ENSEMBLE.

   
                                                                                                                                                             EM


lundi 2 décembre 2013

PARI : REGLE DU BONHEUR N°2 : PRIVILEGIER LES RELATIONS HUMAINES POSITIVES

   "L'amitié double les joies et réduit les peines de moitié" dit Francis Bacon.

  S'entourer de gens avec qui l'on partage des choses, c'est essentiel au bonheur. Entretenir les relations positives demande un peu de volonté. Avoir conscience que nos relations humaines et amicales participent grandement du sens de notre vie est la 1ère étape. La 2nde est de passer à l'acte, en les entretenant, comme un jardin que l'on cultive. 

  "J'ai pas le temps !" entend-t-on souvent. Le temps, c'est comme le reste, ça se prend ! Cela vaut la peine, parfois, de prendre sur une activité de moindre bénéfice, pour dégager du temps pour les choses essentielles. Et oui, si déjeuner tous les mercredis avec ces deux amies étaient ESSENTIEL ? Sans doute plus que perdre 2 heures au supermarché ou traîner au bureau. Être efficace est un choix. Décidons de ce qui est important dans notre quotidien, et tenons-nous y. C'est simple : lorsque l'on va au supermarché avec une liste, on achète uniquement ce dont on a besoin; sinon, on se laisse tenter par n'importe quoi, et l'on se perd. Internet ? Facebook ? Idem. Quelle perte de temps si l'on ne se pose pas de limites claires. Qui n'a pas perdu une soirée entière à passer compulsivement d'un site à un autre, pour éteindre l'ordinateur écoeuré, avec l'impression de n'avoir rien accompli et rien appris.

   Et bien savoir s'entourer, c'est pareil. Privilégions les temps avec nos amis, collègues ou proches, ceux qui nous font du bien, pas les autres. Si vous vous sentez fatigué, triste, épuisé, déprimé, vide, après avoir passé un moment avec une personne, c'est sans doute que l'échange d'énergie n'est pas favorable, et qu'il serait plus bénéfique de fréquenter d'autres personnes. Il y a tellement de gens avec qui l'on peut passer d'excellents moments, avec qui l'on peut rire, avec qui l'on se sent libre d'être vulnérable et de pleurer, ou de partager une nouvelle, qui se réjouiront avec nous, ou bien avec qui l'on refait le monde, avec qui l'on crée, avec qui l'on peut juste "être", faire des activités, du sport, des randos, avec qui partager un dîner, etc... Favorisons ces temps là, c'est le sel de la vie.

   Garder le contact avec un ami est quelque chose de réciproque. Quand seul l'un des deux nourrit la relation et le lien, et tente d'entrer en contact avec l'autre, c'est dommage, et surtout inutile. LE LIEN SE NOUE DES DEUX CÔTéS. 

   Parfois, on en veut à une personne, car elle nous a fait du mal. Un constat des faits est bénéfique. Mais ce n'est pas en cherchant sans cesse un coupable que l'on devient heureux ! Non, c'est en cherchant des solutions pour être heureux qu'on le devient ! 
Voilà la solution qui me manquait depuis quelques mois : c'est en étant heureuse au quotidien, en faisant les choses que j'aime, et surtout EN PARTAGEANT des choses avec des gens, des amis, des proches, que je me sens VIVANTE et que j'avance dans la bonne direction. Avoir en tête clairement les choses qui m'ont blessée dans le passé m'aide à faire mes choix dans le présent, pas à tout teinter d'amertume, au contraire. Parfois, on se pose les mauvaises questions, en ayant l'impression que si l"on ne résout pas le dilemme, on ne pourra continuer à vivre. Alors qu'en fait, il s'agit simplement de changer d'angle de vision. 
J'ai enfin compris que l'on pouvait ne pas s'entendre avec des gens proches, décider de mettre une distance salutaire, et ... pfuiiiiiiiiiiiit, passer à autre chose, en acceptant d'avoir peut-être une cicatrice, une fragilité, qui sera une partir de nous à chérir et à protéger. 

    Cultivons les relations qui nous font plaisir tant que nous sommes en vie et bien portant !
                                                                                                                                                       EM