mardi 9 avril 2013

LES FEMMES DU 6ème ETAGE de Philippe Le Guay ( 2011)


     Imaginez le décor : un immeuble parisien cossu dans les années 60 ; un notaire à la vie grise et convenue joué par un Fabrice Luchini délicat, marié à Sandrine Kiberlain, débordée par de futiles mondanités qui constitue sa vie, se prend d'amitié peu à peu pour la bande de bonnes espagnoles qui logent dans les combles de l'immeuble, au 6ème étage, donc.  Il découvre leur vie, simple, sans confort, et après leur avoir fait déboucher les toilettes, suite au coup de gueule sans peur ni remords de Pilar ( les bonnes sont toutes interprétées par les actrices fétiches d'Almodovar,  merveilleuses de justesse et de panache), elles l'adoptent dans leur bande joyeuse et familiale, car il n' est pas dit que des espagnoles exploitées par leurs patrons vont s'arrêter de vivre le soir ! Vive les paellas, les chants et les danses. Ce qu'il aime chez elle, Luchini ? leur courage et leur fierté. Tout est dit. Elles, au moins, ne vendent pas leur âme au diable, elles savent ce qui est important. 
J'ai tellement ri et aimé ce film, que je pense le regarder à nouveau un de ces soirs.
Il est PLEIN d amour, de joie, et de subtilité. Un bémol pour les enfants, très mal joués, mais on s'en fiche, on ne les voit que peu. Quel film FABULEUX, et sans prétention aucune ! Un peu barré ! Quelle leçon de vie ! Oui, la joie n'est pas dans le confort matériel, Oui, Luchini est ravi d'avoir enfin sa liberté et d'agir comme bon lui semble. OUI, la dignité de ces femmes prête à réfléchir. Alors trois fois OUI ! Si vous aimez l'accent espagnol, les atmosphères parisiennes des années 60, si vous voulez une dose de BUENA ENERGIA, faites vous le plaisir de regarder ça… 

                                                                                                                                                                                                 EMILITA

                                                                    


1 commentaire:

  1. Tiens tu me donnes l'envie de le re-voir

    BISETTES de li²

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